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Coupe Rogers 2020

Eugène Lapierre se réjouit des performances d'Eugenie Bouchard

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Eugène Lapierre ne pouvait choisir un meilleur moment pour faire la promotion de la Coupe Rogers qui aura lieu à Montréal du 3 au 12 août.

La conférence de presse du directeur de la compétition s’est en effet déroulée jeudi au stade IGA, quelques heures à peine après qu’Eugenie Bouchard eut mérité sa place au tableau principal du tournoi de Wimbledon.

«Oui, je l’avoue, le "timing" est excellent, a reconnu Lapierre. J’espère que cette victoire va lui donner confiance, a-t-il poursuivi. Malgré ses déboires, on a toujours les mêmes rapports. Que son jeu est bon et qu’elle s’entraîne avec acharnement.»

«Mais, à un moment donné, il faut des victoires et c’est ce que je lui souhaite.»

Laissez-passer

Peu importe son parcours à Wimbledon et ses performances à venir avant la tenue de la Coupe Rogers, Bouchard n’a pas à s’inquiéter. Elle bénéficiera de l’un des trois laissez-passer accordés à des représentantes de l’unifolié pour le tournoi montréalais. C’est écrit dans le ciel. Elle attire les foules.

Reste maintenant à savoir qui de Carol Zhao (131e), Françoise Abanda (151e) et Bianca Andreescu (184e), pourtant mieux classées que Bouchard, se verront octroyer les deux autres passes gratuites.

Dans le monde du tennis, c’est connu, le volet féminin est plus dur à vendre auprès des amateurs.

«C’est vrai partout dans le monde, a avoué Lapierre, mais un peu moins à Montréal. Le phénomène de l’alternance [avec Toronto] joue en notre faveur. Les gens veulent revenir voir les filles qu’ils n’ont pas vues depuis deux ans.»

Mais en bout de ligne, les amateurs réclament des vedettes. Et à Montréal, a promis Lapierre, ce sont les 25 meilleures joueuses qui y seront, dont Simona Halep, Petra Kvitova, Garbine Muguruza, Sloane Stephens et notamment Caroline Wozniacki. Si la présence de Maria Sharapova est aussi assurée, celle de Serena Williams n’est pas acquise.

«Les chances de la voir à Montréal sont de l’ordre de 75 pour cent, a estimé Lapierre. Elle souhaite remonter dans le classement certes, mais ne veut pas non plus se surmener. Elle se garde une porte ouverte.»

La championne américaine, de retour sur les courts après son accouchement, n’occupe que le 183e rang à la WTA. Cependant, elle a pu obtenir un traitement privilégié à Wimbledon, un tournoi qu’elle a gagné à sept reprises et où les organisations lui ont octroyé le statut de 25e tête de série.