2018 NHL Draft - Portraits

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Canadiens de Montréal

Ylonen, un ami de Kotkaniemi

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Saku Koivu a porté le «C» de capitaine du Canadien pendant une décennie. Artturi Lehkonen et Antti Niemi sont aujourd’hui les représentants de la Finlande chez le CH. D’ici quelques années, ce petit pays de près de six millions pourrait encore avoir une place importante dans le vestiaire de l’équipe.

Trevor Timmins a fait confiance à deux Finlandais avec ses deux premiers choix, Jesperi Kotkaniemi (3e) et Jesse Ylonen (35e).

«Je suis heureux de me faire repêcher par la même équipe que Kotkaniemi, a raconté Ylonen avec un immense sourire dans son visage. Il est un très bon joueur. Je n’ai pas de doute qu’il deviendra un très bon joueur pour Montréal dans le futur. Je le connais assez bien. J’ai joué avec lui à quelques reprises pour l’équipe nationale.»

Ylonen, un rapide ailier droit de 6 pi et 167 lb, n’a pas sursauté quand il a entendu son nom sortir de la table du Tricolore au American Airlines Center.

«Je m’en doutais un peu, a-t-il dit. J’avais rencontré le CH à quelques reprises avant le repêchage. Je savais que le Canadien aimait mon style de jeu.»

Le fils de Juha

S’il a grandi en Finlande, Ylonen a vu le jour à Scottsdale en Arizona. Son père, Juha, jouait à cette époque pour les Coyotes. Il a joué 341 matchs dans la LNH avec les Coyotes, les Sénateurs et le Lightning.

«Je n’ai aucun souvenir de lui dans la LNH puisque j’avais deux ans seulement à sa dernière saison en Amérique du Nord», a-t-il mentionné.

Pour décrire le premier de ses trois choix au deuxième tour, Trevor Timmins a insisté sur le bagage génétique de son protégé.

«Savez-vous qui est son père? Juha. Donc, il a l’ADN. C’est un jeune joueur qui a une vitesse et une rapidité phénoménales. Il peut exécuter des jeux à pleine vitesse. Il joue rapidement. Il a beaucoup de potentiel. Il a du potentiel comme joueur de hockey, mais aussi pour son physique. On aimait vraiment ce joueur.»

À 167 livres, Ylonen n’a pas eu peur de dire qu’il devra gagner de la masse musculaire avant de rêver à un poste à Montréal. En théorie, il devrait jouer deux autres saisons en Finlande. Il appartient au Pelicans de Lahti dans la Liiga.

Olofsson glisse un peu

Après les choix de Ylonen et du défenseur Alexander Romanov, le CH a fait confiance au centre Jacob Olofsson avec son troisième choix au deuxième tour, le 56e. Si Romanov n’était pas sur le radar d’une multitude de recruteurs, Olofsson était le 9e meilleur espoir en Europe. Des neuf recruteurs sondés par «Le Journal de Montréal», quatre avaient prédit qu’il sortirait vers la fin du premier tour.

«C’est certain que j’aurais aimé sortir au premier tour, mais je suis excité d’avoir été repêché par Montréal», a dit Olofsson, un jeune homme timide.

Comme c’est toujours le cas après un repêchage, Timmins était surpris de constater qu’il était toujours disponible au 56e échelon.

«Notre dépisteur de la Suède était sur le point de tomber de sa chaise, a-t-il précisé. Il serait venu m’étrangler si nous ne l’avions pas choisi à ce moment. Il était un bon joueur pour Timra dans la ligue Allsvenskan. Un autre centre qui est aussi bon offensivement que défensivement. Il est gros, c’est un bon patineur et un compétiteur doté d’un très bon sens du hockey.»