Olympiques

Dans les souliers d'un athlète olympique canadien

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S’il en rêvait déjà, l’amateur friand des Jeux olympiques peut maintenant se mesurer aux athlètes canadiens qu’il a longtemps envié, enfiler leurs souliers et vivre la cérémonie d’ouverture des Jeux comme s'il y était lors de «l’Expérience olympique canadienne».

Après trois ans d’attente, le Comité olympique canadien (COC) a finalement ouvert les portes de sa Maison olympique au grand public, lançant en grande pompe une exposition immersive offrant notamment la simulation de nombreuses épreuves olympiques.

«L’histoire du sport olympique canadien a maintenant pignon sur rue en plein cœur de Montréal, première ville olympique canadienne, ce qui représente une vitrine remarquable pour nos athlètes et notre histoire sportive», explique Éric Myles, directeur exécutif, Sport du Comité olympique canadien.

Pour ceux qui ont longtemps fantasmé à l’idée de dévaler la pente comme le fait régulièrement «le roi des bosses» Mikaël Kingsbury ou de prendre le départ aux côtés de Bruny Surin sur une piste d'athlétisme, l’expérience technologique conçue par la firme montréalaise GSM Project permet de rapprocher plus qu’auparavant fiction et réalité.

Pour cette grande première, le public est invité à plonger dans le monde de l’olympisme canadien tête première pour près de 90 minutes. Dans le premier volet de la visite, l’expérimentation est de mise alors que les visiteurs ont la chance de goûter à de nombreux sports olympiques tels que le bobsleigh, l’athlétisme, l’escrime et le ski acrobatique.

«Personnellement, après ma retraite, j'étais à 100% et je voulais essayer le bobsleigh! J’ai même pris les informations auprès de la fédération», révèle l’ancien sprinteur canadien, qui n’a pas manqué de sauter dans le bolide pour une descente lors du dévoilement de l'exposition.

Le deuxième segment de «l’Expérience olympique» propose un voyage dans le temps, en images et vidéos. Les visiteurs sont amenés à découvrir plus d’un siècle d’histoires derrière les plus grandes performances canadiennes.

«Je pense que c’est le cheminement de l’athlète qu’on voit dans l’émotion. Ce sont des émotions qui sont super fortes parce que tu dois souvent apprendre à perdre avant d’apprendre à gagner pour te rendre à ce niveau là», confie l'escrimeuse Julie Mahoney qui a pris part aux Jeux olympiques de Sydney en 2000.

La troisième et dernière partie de la visite met de l’avant une expérience visuelle enlevante lors de laquelle plus de 200 athlètes canadiens sont mis en vedette sur un écran panoramique grandiose.

«Évidemment, pour des athlètes comme Bruny et Julie, ils les ont marché les stades, les ont fait ces compétitions, ça ramène toute l’expérience sous un angle complètement différent pour les amateurs», conclut Éric Myles.

L'exposition ouvrira ses portes dès mercredi, et la visite en coûtera moins de 15 dollars.