Canadiens de Montréal

Alex Galchenyuk échangé aux Coyotes

Jean-François Chaumont

Publié | Mis à jour

Geoff Molson et Marc Bergevin avaient promis des changements. Après les arrivées des Joël Bouchard et Dominique Ducharme et le départ de Rick Dudley au sein de l’organigramme hockey, le CH a déplacé un morceau important de son casse-tête chez les joueurs.

En fin de soirée vendredi, Bergevin a conclu une transaction avec les Coyotes de l’Arizona en envoyant Alex Galchenyuk pour mettre la main sur Max Domi.

Un an jour pour jour après l’échange de Jonathan Drouin pour Mikhaïl Sergachev avec le Lightning de Tampa Bay, le Tricolore a encore bougé à l’approche du repêchage.

Il n’y a pas si longtemps, Galchenyuk représentait l’avenir à Montréal.

Troisième choix au total au repêchage de 2012 à Pittsburgh, il devait devenir le premier centre tant recherché. Mais l’Américain n’a jamais réussi à décrocher ce rôle à temps plein. Il a principalement joué à l’aile gauche sous les ordres de Michel Therrien et de Claude Julien.

L’an dernier, Julien a utilisé Galchenyuk uniquement sur le flanc gauche, refusant une autre expérience avec le numéro 27 au centre malgré les déboires de l’équipe à cette position névralgique.

Une saison de 30 buts

Même si Bergevin a comme philosophie de ne jamais commenter les rumeurs, le nom de Galchenyuk circulait depuis plusieurs mois. Le DG du CH a finalement trouvé une bonne destination pour son ailier de 24 ans avec les Coyotes.

Dans un communiqué de presse, John Chayka, le jeune directeur général des Coyotes, se réjouissait de l’arrivée de Galchenyuk.

«Alex est un jeune attaquant doué qui a déjà marqué 30 buts dans la LNH, a rappelé Chayka. Nous sommes excités de greffer un autre jeune joueur d’élite à notre noyau à l’attaque.»

La saison dernière, Galchenyuk a terminé au deuxième rang des meilleurs pointeurs du Tricolore avec 51 points (19 buts, 32 aides) en 82 rencontres. Il a toutefois terminé l’année avec un horrible dossier de -31. En début de campagne, il ne semblait pas être dans les bonnes grâces de Julien qui lui reprochait ses lacunes défensives et son manque de combativité.

Le fils de Tie

À l’image de Galchenyuk, Domi avait également l’étiquette d’un très bel espoir. Choix de premier tour des Coyotes en 2013 (12e au total), le fils de Tie Domi, un ancien homme fort dans la LNH, a eu des débuts éclatants dans la LNH. À sa saison recrue avec les Coyotes, l’ailier de 5 pi 10 po et 194 lb avait obtenu 52 points (18 buts, 34 passes) en 81 matchs.

Domi a ralenti au cours des deux dernières saisons avec des récoltes de 45 points en 2017-2018 et 39 points en 2016-2017. Il a marqué seulement neuf buts lors des deux dernières campagnes.

«Max est un joueur talentueux et une bonne personne, a mentionné Chayka. Il profitera d’un nouveau départ à Montréal. Nous lui souhaitons la meilleure des chances.»

Dans les rangs juniors, Domi a porté les couleurs des Knights de London, l’équipe de Dale Hunter. À sa dernière saison, il avait fracassé le cap des 100 points (102) en jouant notamment avec Mitch Marner et Christian Dvorak. Sur la scène internationale, le fougueux ailier a gagné l’or au Championnat du monde junior avec l’équipe canadienne en 2015.

Sur une note plus personnelle, Domi a toujours considéré Bobby Clarke, un ancien des Flyers de Philadelphie, comme un modèle. À l’instar de Clarke, l’ailier de 23 ans joue dans la LNH même s’il est diabétique.

Bergevin devra négocier un nouveau contrat avec Domi au cours des prochaines semaines. Il pourrait devenir joueur autonome avec compensation à partir du 1er juillet. Dans le cas de Galchenyuk, il gagnera un salaire de 4,9 millions jusqu’à la fin de la saison 2019-2020.