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Dur retour à la réalité

Dur retour à la réalité

José Théodore

Publié 06 juin 2018
Mis à jour 06 juin 2018

Par José Théodore

La semaine dernière, alors que les Golden Knights menaient la série finale par 1-0, je vous parlais de la magie de Vegas. Trois matchs plus tard, les Capitals mènent la série par 3-1. Cendrillon est sur le point de se transformer en citrouille et ce n’est pas le genre de magie à laquelle je m’attendais.

C’est tout un revirement auquel nous avons assisté dans les derniers jours. Les Knights semblaient invincibles. Malgré un premier match bien ordinaire et malgré la pire performance de Marc-André Fleury, les Golden Knights avaient trouvé le moyen de gagner ce premier match, 6-4.

Et les Capitals étaient revenus à leur mauvaise habitude de trouver le moyen de perdre. Ils n’avaient pu profiter d’une mauvaise soirée de Fleury et je ne voyais pas comment ils allaient s’en remettre. D’ailleurs, comme prévu, les Knights ont été bien meilleurs dans le second match. Ils ont rapidement pris les devants 1-0.

À leur crédit, les Capitals n’ont pas baissé les bras et ils ont marqué trois buts sans réplique. Shea Theodore a remis ça à 3-2 et avec deux minutes à écouler en fin de troisième, Alex Tuch s’est fait voler un but par le gardien des Caps, Braden Holtby, qui a allongé son bâton pour réussir l’arrêt de la série.

Les joueurs des Knights avaient beau dire après le match qu’ils auraient dû marquer sur la double supériorité numérique qu’ils avaient eue un peu plus tôt, c’est l’arrêt de Holtby qui a tout changé. La magie des Golden Knights a disparu avec cet arrêt miraculeux.

Touche perdue

Pourtant, tout au long de la saison et des séries, les Golden Knights ont su capitaliser sur leurs chances. Tout ce qu’ils touchaient se transformait en or.

Dans le 3e match à Washington, les Knights ont paru nerveux, voire même intimidés. La mise en échec de Tom Wilson sur Jonathan Marchessault à Las Vegas a laissé des traces.

À Washington, les Knights se sont mis à toucher des poteaux et à lancer à côté du filet. Ils ont souvent lancé carrément sur les jambières des joueurs des Caps. Leur meilleur buteur, William Karlson, s’est mis à passer plutôt que lancer. Leur jeu de puissance a été lamentable, Holtby a été bon, mais il n’a pas eu faire d’autres miracles.

Curieusement, Marc-André Fleury a reçu moins de tirs que d’habitude. C’est difficile pour un gardien de voler un match quand il reçoit peu de tirs, mais les chances de marquer des Caps étaient de qualité. La différence de talent commence à paraître.

La situation est inversée dans le cas de Fleury. Habituellement, il vole le spectacle, mais là, il doit souvent attendre de longues minutes avant de recevoir un tir. Les Caps ne lancent pas pour rien et Fleury en a même perdu son rythme.

De plus, il est malchanceux. Sur le premier but du 4e match, il a fait un bel arrêt contre Evgeny Kuznetsov, mais la rondelle a touché l’extérieur de son épaule avant de se retrouver sur le bâton de T.J. Oshie qui a marqué dans un filet ouvert.

C’est justement ce que James Neal a été incapable de faire dans les premiers instants du match. Il avait le temps et l’espace, mais il a touché le poteau. C’est aussi impardonnable qu’un gardien qui accorde un but du centre de la patinoire.

Comment les Golden Knights en sont-ils arrivés là, eux qui ont roulé la pédale au plancher depuis le mois d’octobre ?

Seule solution

À 1-3, ils n’ont plus de marge de manœuvre. Je ne sens pas de panique chez eux, mais en même temps, je sens que leur confiance n’est plus la même, alors que c’est totalement l’inverse chez les Caps.

Le travail n’est pas fini, mais Cendrillon risque fort de se transformer en citrouille sur la Strip.

Le seul qui peut empêcher cela est Fleury.

Il ne peut plus rien donner aux Caps.