Destination Coupe Stanley AM

Sous le radar: le hockey en Nouvelle-Zélande

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Les rouages du hockey professionnel en Amérique du Nord sont bien connus. Il y a la Ligue nationale, la ligue américaine, la ECHL et plusieurs autres ligues de niveau inférieur. En Europe, les ligues suisse, suédoise, finlandaise, allemande ainsi que la KHL sont bien connues. Mais dans l’hémisphère sud, le tout est plutôt méconnu.

Carl Bombardier est un Québécois qui évolue dans la Ligue de hockey de la Nouvelle-Zélande pour le Thunder de Dunedin. À l’image de plusieurs Québécois, dont l’animateur de Destination Coupe Stanley AM Jean-Philippe Bertrand qui a lui aussi porté les couleurs du Thunder il y a quelques années, les athlètes sont en quête d’une expérience différente.

«Il y beaucoup de pays à travers le monde qui commencent à pratiquer le hockey de manière professionnelle ou semi-professionnelle, a souligné Bombardier, vendredi, lors de l’émission Destination Coupe Stanley AM sur les ondes de TVA Sports. De ce que j’ai entendu dire, le niveau s’améliore d’année en année. Il y a beaucoup de joueurs nord-américains qui veulent essayer une nouvelle expérience pour voyager.»

Évidemment, l’un des plus gros défis lorsqu’un athlète entreprend une telle expérience réside au niveau financier.

«Les budgets sont vraiment restreints, a continué Bombardier. Souvent, les entraîneurs ont un autre emploi pour pouvoir faire un bon salaire. C’est une dynamique différente et, surtout au cours des dernières années, il y a beaucoup d’emphase sur la différence entre un bon entraîneur et un mauvais entraîneur, surtout avec les nouvelles générations d’athlètes. Présentement, c’est assez compliqué. Si les gouvernements embarquent plus côté activité physique ou s’il y a plus de compagnies qui commencent à endosser, peut-être que les salaires s’amélioreront.»

Et le parcours du Québécois est tout ce qu’il y a de plus atypique.

«Je suis ici depuis la fin février, a confié Bombardier. La saison vient de commencer. On a eu notre premier match de la saison la semaine passée. Depuis que je suis arrivé, j’ai fait beaucoup de coaching avec des jeunes. J’ai une maîtrise en nutrition sportive, donc je suis un diététicien. Le calibre de jeu pourrait ressembler à celui de la FHL (Ligue fédérale de hockey), une sous-ligue aux États-Unis. Il y a aussi d’autres joueurs de la SPHL (Ligue de hockey professionnel du sud) qui devraient arriver. Le niveau va s’améliorer. La plus grosse différence, ce sont les joueurs étrangers. Il peut y avoir une bonne différence entre le premier et le quatrième trio. C’est la profondeur qui fait la différence.

«J’ai passé par beaucoup de chemins. Je viens de Valcourt et j’ai joué une année à Magog, puis je suis allé à Québec. J’ai passé trois ans au Manitoba et quatre ans au Wisconsin, jouant en division 3 universitaire. Après, j’ai fait ma maîtrise pendant deux ans à Salt Lake City où j’ai joué une année au hockey universitaire. Puis, pendant la saison 2017, j’ai travaillé avec les Raiders d’Oakland. J’ai travaillé aussi dans l’organisation des Angels de Los Angeles au niveau AAA. Maintenant, je suis en Nouvelle-Zélande.»

Le rêve de tout hockeyeur restera toujours l’atteinte de la Ligue nationale de hockey. Toutefois, la pratique du sport pourrait le mener à Zurich, à Berlin, à Helsinki ou dans d’autres cas, à, Auckland, Christchurch ou Dunedin. Dans tous les cas, une expérience inestimable.

Voyez l’entrevue intégrale dans la vidéo ci-dessus.