Destination Coupe Stanley

Comment Tortorella a réveillé Dubois

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À sa première année dans la Ligue nationale de hockey, l’attaquant québécois Pierre-Luc Dubois a fait ses preuves.

Voyez son entrevue à «Destination Coupe Stanley», dans la vidéo, ci-dessus.

À 19 ans, le produit des Screaming Eagles du Cap Breton et de l’Armada de Blainville-Boisbriand a affronté et observé les meilleurs éléments des équipes adverses tout en s’imposant comme centre numéro un des Blue Jackets de Columbus.

Ce poste de premier pivot, sous les ordres du bouillant instructeur John Tortorella, Dubois ne l’a pas volé. L’Agathois a convaincu son entraîneur-chef qu’il pouvait faire mieux que la moyenne d’utilisation de 11 minutes qu’il lui confiait en début de saison.

«Je ne jouais pas bien, mais je voulais que quelque chose change», a-t-il raconté vendredi lors d’un entretien à l’émission «Destination Coupe Stanley, à TVA Sports.

«Je ne savais pas trop quel était mon rôle alors je suis entré dans son bureau. Je lui ai dit ce que j’étais capable de plus, mais je ne savais pas comment y arriver, car c’était première année.»

Tortorella lui a dit ses quatre vérités

Fidèle à lui-même, le bon «Torts» n’a pas tourné autour du pot lors de cette dyade du mois de novembre. Il a encore moins fait dans la dentelle en lui disant ses quatre vérités.

«Il m’a répondu "tu ne joues pas bien, tu n’aides pas l’équipe à gagner". Il m’a vraiment dit ce qu’il pensait de moi», a-t-il raconté en s’esclaffant.

Comme le veut le dicton, la vérité choque. Surtout chez la jeunesse, lorsqu’elle donne ses premiers coups de patin dans le grand circuit. Mais plutôt qu’être vexé par le personnage qu’est Tortorella, Dubois, troisième choix au total en 2016, a plutôt vu une occasion de dissiper les doutes à son égard.

«C’est quelque chose que je devais entendre. À partir de ce moment-là, je me suis réveillé. Puis pendant la rencontre, il m’a dit "demain, tu joues au centre. T’as un match pour montrer ce que t’as dans le ventre".»

«C’est là que j’ai commencé à mieux jouer. On a eu des blessures et il a commencé à me faire confiance. C’est là que tout a commencé à bien se dérouler.»

Le conseil de Panarin

Dubois a terminé sa campagne recrue avec 20 buts et 48 points en disputant la totalité des 82 matchs, connaissant le plus de succès au centre d'Artemi Panarin et de Cam Atkinson.

Il a ajouté deux buts et autant d’aides au premier tour des séries, face aux Capitals de Washington, qui l’ont emporté en six parties.

Après l'élimination hâtive au tournoi printanier, son coéquipier russe, meilleur buteur des «Jackets», lui a donné un conseil afin de s'assurer de se présenter au camp au sommet de sa forme : patiner le plus possible.

«Il m'a dit "t'embarques sur la glace dès que tu peux! Trois ou quatre fois par semaine".»