SPO-PRIX GUY LAFLEUR

Crédit : Chantal Poirier / JdeM

Canadiens de Montréal

Les Canadiens doivent prendre exemple sur les Golden Knights, croit Guy Lafleur

Agence QMI / Benoît Rioux

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Le parcours exceptionnel des Golden Knights de Vegas vient même jusqu’à changer les vieilles habitudes de Guy Lafleur.

«Ça faisait 25 ans que je n’avais pas regardé la finale de la Coupe Stanley, mais celle-là, je la regarde», a-t-il mentionné, mardi, en marge de la remise des Prix d’excellence Guy Lafleur tenue au Centre Bell.

La dernière fois que la finale avait attiré autant l’attention de la légende du Canadien, le club montréalais l’emportait donc contre Wayne Gretzky et les Kings de Los Angeles, en 1993.

Selon Lafleur, les autres formations de la Ligue nationale de hockey (LNH), dont le Tricolore, doivent s’intéresser à ce qui se passe chez les Golden Knights.

«Il n’y a pas juste le Canadien, beaucoup d’équipes dans la ligue vont prendre note de ce qui se passe avec Vegas», a-t-il indiqué.

«Avec l’éthique de travail que ces joueurs-là ont, tu vois que c’est une équipe qui joue ensemble et les joueurs sont prêts à payer le prix pour gagner, a vanté Lafleur, tout en soulignant le travail de l’entraîneur-chef Gerard Gallant. C’est comme ça que tu gagnes des coupes Stanley. Si tu as un ou deux joueurs qui traînent de la patte, tu ne gagneras pas la coupe Stanley, indépendamment du talent. Les Golden Knights n’ont pas vraiment de supervedette dans leur équipe, ils n’ont pas de joueurs de 8, 9 ou 10 millions $ par année et ça forme une équipe qui veut vraiment.»

Ce qui nous ramène inévitablement à parler du Canadien...

Un brin d’optimisme

Après une saison à oublier, Lafleur voit un peu de positif en vue de la prochaine saison du CH.

«Ça ne peut pas être pire que l’année passée», a-t-il d’abord noté, en riant.

«Comme tout le monde le sait, le Canadien avait besoin de certains changements avec la saison qu’il a connue. À date, ils ont signé quelques joueurs [comme Alexandre Alain] et embauché des instructeurs. Je vois ça de façon très positive pour la saison qui s’en vient.»

Lafleur a ainsi salué l’arrivée de Dominique Ducharme, à titre d’entraîneur-adjoint chez le Canadien, et de Joël Bouchard, à la barre du Rocket de Laval, club-école dans la Ligue américaine.

«Je suis bien content, a dit l’ancien numéro 10. Je ne connais pas Joël personnellement, mais j’ai eu l’occasion de discuter avec lui à quelques reprises et c’est un gars qui est vraiment dynamique. C’est un gars qui semble avoir un bon contact avec ses joueurs.»

Concernant Ducharme, il mentionne le fait qu’il a déjà dirigé Jonathan Drouin.

«J’imagine que ça va l’aider, en autant qu’on lui trouve un joueur de centre», a néanmoins glissé Lafleur, sourire en coin, laissant deviner qu’il préférait voir Drouin à l’aile.

Faire place aux jeunes

Tout en réitérant sa confiance envers le directeur général Marc Bergevin, Lafleur a noté l’importance du prochain repêchage de la LNH, les 22 et 23 juin.

Le Canadien détient alors le troisième choix au total, de même que quatre sélections au deuxième tour (35e, 38e, 56e et 61e).

«J’espère que certains de ces joueurs-là vont faire le saut l’année prochaine», a souhaité Lafleur.

Si c’est le cas, le Canadien ressemblera alors un tant soit peu à l’édition 2017-2018 des Golden Knights.