Vegas Golden Knights Hold First Practice Since Winning Western Conference Finals

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Alex Chiasson-Jonathan Marchessault, une amitié en suspens

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Comme tous les jeunes joueurs de hockey québécois, Alex Chiasson s’est souvent imaginé avec la coupe Stanley à bout de bras. Sauf que dans ses rêves, c’est avec Jonathan Marchessault qu’il la soulevait et non pas après l’avoir écarté de son chemin.

Ayant grandi à cinq minutes «en bécyk» l’un de l’autre, Chiasson à Saint-Augustin-de-Desmaures et Marchessault à Cap-Rouge, les deux athlètes ont passé leur jeunesse à se côtoyer.

«Ça fait 20 ans qu’on se connaît. De bons souvenirs avec Jonathan, j’en ai des millions», a raconté Chiasson, dans le cadre de la traditionnelle journée des entrevues précédant le début de la finale.

«On a grandi ensemble, on est allés à l’école ensemble, on a joué tout notre hockey mineur ensemble. On a joué au hockey dehors devant sa maison. On a joué sur les patinoires extérieures», a énuméré l’attaquant des Capitals.

«C’est difficile de couper l’amitié pour quelque temps, mais ça fait partie de la vie.»

Une occasion unique

Pour certains joueurs, la chance de remporter la coupe Stanley ne passe qu’une seule fois dans une vie. Les deux athlètes sont bien placés pour le savoir. Jamais repêché, Marchessault a traîné son baluchon au sein de quatre organisations avant d’aboutir avec les Golden Knights, via le repêchage d’expansion.

De son côté, Chiasson a franchi le premier tour éliminatoire pour la première fois en six ans dans la Ligue nationale (LNH). L’été dernier, il a préféré accepter une simple invitation des Capitals au lieu de s’entendre avec l’une des formations moins bien nanties qui lui offraient une entente de la LNH.

Le pari se sera révélé le bon.

«Avec les années, tu réalises que c’est plaisant d’avoir de bonnes statistiques offensives, mais que les succès d’une équipe, c’est ce qui aide un joueur à s’établir pendant quelques années de plus dans la LNH», a-t-il souligné.

«La vie m’offre cette chance. Je vais essayer d’en tirer profit du mieux que je peux», a continué le hockeyeur de 27 ans.

Pour Marchessault comme pour lui, pas question de laisser passer l’occasion. Même si ça signifie de crever le cœur de son ami d’enfance.

«Je le connais comme un frère. L’été, on joue au sein de la même équipe. Je sais qu’il veut gagner. On déteste perdre autant l’un que l’autre», a dit Chiasson.

À la vie, à la mort

Il y a quelques jours, Chiasson a communiqué avec son grand ami en lui envoyant un message texte soulignant le grand bonheur qu’il ressentait à l’idée de l’affronter dans cette finale.

«En tant qu’ami, je voulais tout de même qu’il sache à quel point j’étais fier de là où nous sommes. On est rendus au niveau le plus haut que l’on peut atteindre en tant que joueurs professionnels», a indiqué l’athlète originaire de Montréal.

Maintenant que le message est passé, l’amitié sera mise en pause pendant deux semaines. Au terme de celles-ci, les deux amis se serreront la main au centre de la patinoire. L’un d’eux sera alors champion de la Coupe Stanley. L’autre aura le cœur en miettes.

Au moins, l’amitié sera demeurée intacte.

«Nos familles sont proches. J’ai été garçon d’honneur à son mariage. Il le sera au mien lorsque ce sera mon tour. Les 20 ans que nous avons passés ensemble, ça ne sera jamais possible de les effacer. Peu importe le résultat de cette série, notre amitié va durer jusqu’à la fin de nos jours.»