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Marc-André Fleury mérite un contrat à la Carey Price

Marc-André Fleury mérite un contrat à la Carey Price

José Théodore

Publié 22 mai 2018
Mis à jour 22 mai 2018

Après ce que Marc-André Fleury vient d’accomplir, sa place dans l’histoire a changé et il a désormais tous les as en main pour signer un contrat à la Carey Price, cet été.

En menant les surprenants Golden Knights de Vegas à la finale de la Coupe Stanley, Fleury vient d’ajouter une page importante à son curriculum vitae. Il est la pierre angulaire d’une équipe qui a déjà marqué l’histoire du sport.

Peu importe la ligue ou le sport, on ne verra jamais plus une équipe d’expansion de la même façon. Fleury et les Golden Knights ont changé la donne. On parlera de cette saison 2017-2018 pendant les 30 ou 50 prochaines années et ce n’est pas fini. Leurs chances de gagner la coupe sont au moins aussi bonnes que celles de leurs prochains adversaires.

Fleury en sera à sa cinquième participation à la finale de la Coupe Stanley et il est en avance dans la lutte au trophée Conn Smythe remis au joueur le plus utile des séries éliminatoires.

Un gardien dominant

Pourtant, il n’y a pas si longtemps, on se posait la question s’il était encore un gardien numéro un. Il est plus que ça. Il est devenu un gardien dominant. Il joue le meilleur hockey de sa carrière. On a vu la pression qu’il a exercée sur les gardiens adverses. Il ne leur a laissé aucune marge de manœuvre et pourtant, les Jonathan Quick, Martin Jones et Connor Hellebuyck sont d’excellents gardiens.

Fleury a fermé la trappe à tous ses détracteurs. Il a eu des moments difficiles à Pittsburgh et même dans ses plus beaux jours, il n’a jamais reçu tout le crédit qu’il méritait parce qu’il jouait derrière Sidney Crosby et d’autres grands joueurs. Encore l’an dernier, c’est lui qui a gagné les deux premières rondes à Pittsburgh avant que Matt Murray ne finisse le boulot.

Il m’a admis que ça n’a pas été facile, mais il a gardé une attitude exemplaire et c’est tout à son honneur. Aujourd’hui, il est la star de Vegas et il le mérite. Il joue comme un très grand gardien et il se dirige vers une place au Temple de la Renommée.

Il est présentement au 8e rang pour le plus grand nombre de victoires en séries éliminatoires avec 74, sur un pied d’égalité avec Chris Osgood. Avec ses 12 victoires au cours des trois dernières séries, il a dépassé Curtis Joseph (63), Dominik Hasek (65), Andy Moog (68) et Jacques Plante (71). Avec quatre autres victoires, il dépasserait Mike Vernon (77) au 7e rang.

Cinq ans, 50 millions

À 5,7 millions par saison, Fleury est le joueur le mieux payé des Golden Knights, mais il ne reste qu’une saison à son contrat. Le propriétaire, Bill Foley, et le directeur général, George McPhee, n’ont donc pas le choix de lui offrir, cet été, un contrat à la Carey Price, soit plus de 10 millions par saison.

Fleury est un peu plus âgé que Price, mais à 33 ans, je crois qu’un contrat de cinq ans et de 50 millions serait tout à fait justifié.

Dès son acquisition, Foley a dit de Fleury qu’il serait son joueur concession et serait un Golden Knight à vie. Même dans ses rêves les plus fous, il ne pouvait imaginer à quel point Fleury allait lui en donner pour son argent.

Non seulement, Fleury livre-t-il la marchandise, mais il est aimé de ses coéquipiers, adoré des fans et respecté de ses adversaires. Que demander de mieux comme pilier pour bâtir une nouvelle équipe dans un nouveau marché ?

Bravo Marc-André et bonne finale!

ENTREFILETS

Des Golden Knights aguerris

J’avoue que ça m’agace un peu lorsqu’on parle des joueurs des Golden Knights comme des rejets. Il est vrai qu’ils n’ont pas de grandes stars, mais je suis certain que plusieurs équipes auraient aimé garder certains joueurs plutôt que de les perdre au repêchage d’expansion. Quoi qu’il en soit, une des raisons de leur succès, c’est qu’ils ne concèdent rien à l’adversaire et ça, c’est parce que les joueurs typiquement de troisième et quatrième trios qui composent l’équipe de Vegas ont appris à bien jouer défensivement. C’est justement ce qui manque à des jeunes joueurs de talent comme les Auston Matthews ou Mitch Marner à Toronto. Les grands talents tardent parfois à comprendre cet aspect et, en séries éliminatoires, ça fait mal.

La constance de Vegas

La constance des Golden Knights de Vegas est remarquable. Ils n’ont connu qu’une mauvaise première période dans le premier match de la série contre les Jets et ça leur a coûté la partie. Par la suite, les Knights ont battu les redoutables Jets quatre fois d’affilée. C’est quand même incroyable. Ils ont balayé les Kings au premier tour et leur fiche en séries est de 12 victoires, trois défaites. Époustouflant !

Belle saison des Jets

Les Jets de Winnipeg ont connu toute une saison en plus d’un beau parcours en séries. Ils me font penser au Lightning de Tampa Bay qui avait atteint la finale en 2015 contre les Blackhawks de Chicago. On voyait que le Lightning formerait une bonne équipe pendant plusieurs années et c’est le cas. On n’a pas fini d’entendre parler des Jets. J’aurais cru qu’ils domineraient davantage sur le plan physique contre les Golden Knights, mais je crois que Dustin Byfuglien et ses coéquipiers ont brûlé beaucoup d’énergie dans leur série de sept matchs contre les Predators de Nashville. J’aime beaucoup leur jeune gardien, Connor Hellebuyck, mais il a toujours concédé un but de plus que Marc-André Fleury.

Mes Capitals

J’espère que mes Capitals de Washington ont réussi à forcer la tenue d’un 7e match. J’ai été très déçu de les voir perdre deux matchs à Washington après avoir pris une avance de 2-0 à Tampa. C’est souvent le problème des Caps. On veut trop faire un spectacle à domicile. Le Lightning et surtout leur gardien, Andrei Vasilevskiy, semblent progresser de série en série. La blessure à Nicklas Backstrom a fait très mal aux Caps. Il est un joueur clé dans cette équipe, mais il est visiblement réduit dans ses moyens.