Coupe Memorial

Noah Dobson, une attraction

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Une zone mixte exiguë et l’abondance de requêtes d’entrevues au terme de la victoire de 8-6 du Titan d’Acadie-Bathurst, dimanche soir, au Brandt Centre, ont obligé les membres du service des communications du tournoi de la Coupe Memorial à faire grimper le défenseur Noah Dobson sur le podium réservé aux entraîneurs.

Dans l’histoire récente du tournoi, aucun autre joueur étoile n’a eu droit à pareil traitement médiatique.

À Regina, Dobson est le seul espoir admissible à la prochaine séance de repêchage de la Ligue nationale (LNH) semé parmi les joueurs susceptibles d’être réclamés durant la première ronde.

Au relevé final de la Centrale de recrutement du circuit de Bettman, le natif de l’Île-du-Prince-Édouard était classé cinquième patineur et deuxième défenseur (derrière Evan Bouchard, quatrième, des Knights de London) parmi ceux actifs en Amérique du Nord.

«Le tournoi de la coupe Memorial me procure une opportunité de démontrer mon savoir-faire sur la scène principale durant une compétition relevée. J’imagine que de bonnes performances pourraient m’aider à grimper de quelques rangs», a mentionné Dobson.

Présence soutenue

Ce dernier a été épié à maintes reprises durant la saison régulière et les séries éliminatoires. Soudainement, Bathurst n’était plus trop loin pour les recruteurs des organisations de la LNH.

«En général, nous avions l’habitude d’accueillir une dizaine de recruteurs à nos matchs au Centre régional K.C Irving. Durant les séries éliminatoires, on a dû en accommoder 25. Le directeur général d’une équipe [de l’ouest du Canada] est même venu à Bathurst deux fois pour épier Noah Dobson», a affirmé Gilles Cormier, le chef de la direction et du Titan et facilitateur au travail des représentants de la presse.

Découvrez l'espoir du prochain repêchage de la Ligue nationale grâce à Mikaël Lalancette dans la vidéo ci-haut.

Pas nerveux

D’un calme olympien sur la patinoire, même quand la tempête souffle dans le territoire du Titan, Dobson pourrait bien voir son stage junior abrégé d’une ou deux saisons par sa future organisation professionnelle. «En suis-je à mes derniers matchs dans le hockey junior? Je ne songe pas à cela actuellement. Mon seul objectif, c’est de remporter le tournoi de la coupe Memorial.»

«Quant à mon calme apparent, c’est un trait de caractère des joueurs des provinces de l’Atlantique. Nous sommes décontractés, pas seulement sur la patinoire. C’est le cas même derrière le volant d’une automobile. Conduire dans les Maritimes ne se compare pas à ce qui se vit à Montréal, par exemple.»

Des bancs coupés

À l’exception de Justin Ducharme, actifs durant les épisodes en infériorité numérique, les deux autres membres du quatrième trio, Cole Rafuse et Marc-André LeCouffe, ont vu peu d’action durant les deux premiers matchs du Titan.

À l’évidence, les trois pauses publicitaires des télédiffuseurs, longues de plus de deux minutes, permettent aux entraîneurs de couper leur banc.

«Les périodes s’éternisent, a observé l’attaquant Antoine Morand. Certes, la situation est pareille pour les deux équipes et il faut profiter de ces pauses pour se regrouper. Les joueurs qui sont le plus utilisés en profitent pour récupérer de l’énergie.»

«Une bonne leçon»

Afin de décompresser avant de plonger dans les bras de Morphée dimanche soir, l’entraineur du Titan, Mario Pouliot, a revu la troisième période entre son équipe et les Pats de Regina.

«Je savais pas mal ce qui s’était passé! Leurs cinquième et sixième buts ont été marqués à l’aide de tirs de la ligne bleue. Nous aurions pu les bloquer ces lancers et ce sont des rondelles qu’Evan [Fitzpatrick] voudrait probablement revoir aussi.

«Nous n’avons pas commis d’erreurs flagrantes, mais nous étions trop détendus. Je le voyais à la réaction des joueurs au banc. Si nous avions gagné 7-2 et 7-3, peut-être aurions été trop confiants et au-dessus de nos affaires d’ici la fin du tournoi. Nous avons eu une bonne leçon dimanche. On a trouvé la façon de gagner. Passons à autre chose», a dit Pouliot.

Raphaël en finale

Le fils de Mario Pouliot, Raphaël, est recruteur pour les Golden Knights de Vegas. Dimanche, les Knights se sont qualifiés pour la finale de la coupe Stanley. Le père, de son côté, tentera d’ajouter la coupe Memorial à ses trophées de chasse, après avoir soulevé la coupe du Président la semaine dernière.

«Un combo coupe Stanley-coupe Memorial dans la cour arrière cet été, ça ferait un bon "party"!», a badiné Mario Pouliot.

«L’histoire de Vegas est un peu féérique. Personne ne les voyait en finale de la coupe Stanley. Les Knights travaillent tellement fort. [...] Je suis tellement content pour Gerard [Gallant] et Mike Kelly [deux anciens des Sea Dogs de Saint John]. Je lisais encore récemment que les Golden Knights étaient tous des joueurs rejetés. Gerard a répondu qu’il était lui aussi un rejet. C’est un chic type. C’est inspirant.»

Une première en sept ans

Le dernier club de la LHJMQ à démarrer le tournoi avec une fiche de 2-0? Les Sea Dogs de Gallant en 2011, à Mississauga.