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La belle histoire de William Karlsson

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Selon le plan initial, Vadim Shipachyov devait occuper le poste de premier centre avec les Golden Knights de Vegas.

Considéré comme l’un des meilleurs joueurs à ne pas encore jouer dans la LNH, le Russe de 31 ans avait signé un contrat de deux ans d’une valeur de 9 M$ avec Vegas.

Le mariage entre Shipachyov et les Golden Knights a finalement tourné au désastre. Après seulement trois matchs dans la ville du vice, l’attaquant a brisé son contrat pour retourner avec le SKA de Saint-Pétersbourg dans la KHL.

Les Golden Knights lui ont rapidement trouvé un remplaçant. Et il venait des Blue Jackets de Columbus. Auteur d’une modeste saison de six buts et 25 points la saison précédente, William Karlsson a rempli le rôle de premier centre.

À l’image des Knights, il a déjoué tous les pronostics en terminant l’année avec 43 buts, 78 points et un dossier de +49.

«Je le connaissais un peu, mais je n’avais jamais vu un marqueur de 40 buts en lui, a dit le gardien Marc-André Fleury. À Columbus, il jouait au sein du quatrième trio. Je suis heureux pour lui. C’est une bonne personne, il travaille fort et il mérite cette belle saison.»

«C’est assez remarquable de passer d’une saison de 6 buts à 43 buts, a renchéri l’ailier Reilly Smith. Il a marqué de superbes buts. J’avais joué contre lui à Columbus, mais je n’aurais jamais osé prédire une aussi grosse éclosion.

«Je savais qu’il était responsable défensivement. Il a toujours été un joueur très intelligent, mais il n’avait pas obtenu sa chance.»

Une bénédiction

Depuis le début des séries, Karlsson a démontré que sa superbe saison ne tenait pas de la chance. Encore au centre de Smith et Jonathan Marchessault, le Suédois de 25 ans a gardé la pédale au plancher. Il est encore au cœur de l’attaque des siens avec 13 points (6 buts, 7 passes) en 15 rencontres.

Karlsson n’a pas cherché trop longtemps pour expliquer son explosion offensive dans la LNH.

«Quand je me suis fait repêcher par Vegas, c’est là que ma carrière a pris son envol, a-t-il souligné. J’ai eu la chance de jouer un rôle offensif. J’ai beaucoup appris en jouant avec Marchessault et Smith. Je suis plus confiant, comparativement aux dernières années.

«Il y a eu des périodes où je doutais de moi, a-t-il continué. Mais quand les Golden Knights m’ont repêché, j’ai compris que j’obtenais ma plus grande chance.» Et il ne l’a pas ratée...