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Séries 2018

Vézina et Stanley ne font pas bon ménage

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Le succès en saison régulière n’est pas garant de succès en séries éliminatoires. Si c’est vrai pour certains marqueurs, ça l’est également chez les gardiens.

On en a eu une première preuve avec Pekka Rinne, dont le jeu erratique a précipité la sortie des Predators de Nashville.

Et voilà maintenant que Connor Hellebuyck n’est qu’à une défaite d’être le deuxième finaliste pour l’obtention du prochain trophée Vézina à se retrouver en vacances.

Mince consolation pour les deux hommes masqués, ils sont loin d’être les seuls dans l’histoire de la LNH à se retrouver dans cette situation. Sur les 35 lauréats de ce trophée (depuis qu’il est remis au meilleur gardien), 23 n’ont pas été en mesure de franchir le deuxième tour.

Parmi les 12 autres, seulement Billy Smith (1982), Grant Fuhr (1988), Martin Brodeur (2003) et Tim Thomas (2011) ont gravé leur nom sur la coupe Stanley et le Vézina lors de la même année. Quatre ont atteint la finale, alors que quatre autres ont été éliminés en finale d’association.

Par ailleurs, à seulement quatre occasions, cet honneur fut décerné à un gardien de l’Association de l’Ouest, dont deux fois à Ed Belfour.

Des similitudes avec Carey Price

Cela dit, les statistiques d’Hellebuyck depuis le début des séries éliminatoires sont plus que respectables. En 16 départs, l’Américain de 25 ans affiche une moyenne de buts alloués de 2,38 et un taux d’efficacité de ,921. De quoi mettre ses coéquipiers en confiance.

«Il croit énormément en lui et en ses aptitudes. Il est calme devant son filet. Je vois beaucoup de similitudes entre Carey Price et lui dans leur façon de se déplacer autour du filet et dans leur zone de protection, a déclaré Adam Lowry, plus tôt cette semaine. À différents moments de la saison, ce fut un atout de miser sur un gardien comme lui. Ce n’est pas un hasard s’il est un candidat au trophée Vézina.»

Parmi les quatre gardiens toujours actifs, seul Marc-André Fleury (,945 et 1,72) semble dans une autre dimension. Ce qui revient drôlement remettre en perspective la déclaration effectuée par le gardien des Jets au terme du troisième match selon laquelle il préférait sa tenue à celle de son vis-à-vis.

«Évidemment, il (Fleury) est un gros morceau de cette équipe et il joue très bien. Mais j’aime mon jeu. Je l’aime beaucoup plus», avait-il déclaré 24 heures avant de voir Fleury se dresser, une fois de plus, devant ses coéquipiers.

Cheveldayoff, le visionnaire

Bien sûr, cette confrontation face aux Golden Knights est loin d’être terminée. Toutefois, si la rencontre de dimanche après-midi devait être la dernière des Jets, ils pourront rentrer à la maison en se disant qu’ils ont une base suffisamment solide devant le filet pour appuyer leur jeune et fougueuse équipe. Tout ça grâce à la patience de Kevin Cheveldayoff.

«Un jour, on a pris la décision de donner l’occasion à Connor d’occuper le poste de gardien numéro un. Ça n’a pas toujours été une décision populaire, a raconté le directeur général des Jets. Cependant, on dit qu’il faut environ 100 matchs d’expérience pour déterminer quel rôle occupera un gardien dans sa carrière. Comment atteindre ces 100 matchs autrement que par obtenir des départs ? On les lui a donnés, il a travaillé et il a appris. Le crédit lui revient.»

Et aujourd’hui, c’est son équipe qui en bénéficie.