Crédit : AFP

Indycar

Un Québécois au Indy 500

Publié | Mis à jour

Le malheur des uns fait le bonheur des autres. Zachary Claman DeMelo tentera de se qualifier samedi pour participer à l’une des plus prestigieuses épreuves de course automobile sur la planète, les 500 Milles d’Indianapolis, qui se tiendront le 27 mai.

Le pilote montréalais, qui partage son volant avec Pietro Fittipaldi au sein de l’écurie Dale Coyne Racing cette année en Série IndyCar, ne devait pas y être engagé initialement, mais le sévère accident dont a été victime le Brésilien à Spa Francorchamps, en Belgique, la semaine dernière, où il a subi une fracture ouverte à la jambe gauche, lui a pavé la voie.

«Je savais que j’avais une chance de le remplacer, a relaté Claman DeMelo en entrevue au Journal, et j’ai attendu avec impatience l’appel du propriétaire. Dale m’a finalement contacté mardi matin pour me dire que j’avais été choisi.»

Selon son contrat, le Québécois doit partager le volant de la deuxième monoplace de l’équipe avec Fittipaldi en 2018. Dans la dizaine de courses prévues à son horaire, les 500 Milles d’Indianapolis n’y figuraient pas.

Son meilleur résultat

Claman DeMelo compte quatre départs cette année dans la série américaine de monoplaces. Son meilleur résultat a été obtenu la semaine dernière à Indianapolis, cette fois sur le circuit routier du célèbre complexe, où il s’est classé 12e. On lui avait également demandé de remplacer Fittipaldi au pied levé.

Âgé de 20 ans, Claman DeMelo a franchi un premier test avec succès mardi quand il a obligatoirement participé au programme d’orientation des recrues exigé par les autorités du IndyCar.

Cette démarche permet d’évaluer la capacité des pilotes à rouler sur le célèbre ovale, d’abord en première phase, entre 210 et 215 milles à l’heure de moyenne, puis dans la deuxième étape à plus de 215 m/h.

Son meilleur tour a été chronométré à 220,852 milles à l’heure.

«J’ai toujours cru, a indiqué Claman DeMelo, que j’allais y parvenir. Ça n’a pas été difficile pour moi d’atteindre cette vitesse. J’étais très à l’aise au volant de la voiture. J’aurais pu rouler encore plus vite.»

Une semaine d’essais

Comme le veut la tradition à Indianapolis, les pilotes profiteront de trois autres journées d’essais libres avant la séance de qualifications qui aura lieu samedi. Les 33 plus rapides, sur les 35 inscrits, seront autorisés à prendre le départ de l’épreuve la semaine prochaine.

Ils seront trois Canadiens à tenter leur chance cette année au Indy 500. Les Ontariens Jamies Hinchcliffe et Robert Wickens, coéquipiers au sein de l’écurie Schmidt Motorsports devraient assurer leur place sur la grille de départ... à moins d’une catastrophe.

La dernière fois que trois représentants de l’unifolié ont couru à Indianapolis, c’était en 2014 quand ce même Hinchcliffe, Jacques Villeneuve et Alexandre Tagliani y avaient pris part. Ce dernier est d’ailleurs le dernier Québécois à y avoir participé, il y a trois ans.