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Séries 2018

Finales d'Associations: irrésistibles!

Finales d'Associations: irrésistibles!

Michel Godbout

Publié 11 mai 2018
Mis à jour 11 mai 2018

Comment choisir entre la finale de l’Est opposant le Lightning aux Capitals ou celle de l’Ouest entre les Jets et les Golden Knights?

Facile: vous regardez les deux!!

Car les deux séries ont de quoi plaire à n’importe quel partisan, même l’occasionnel.

Commençons par l’Ouest car elle vous forcera à vous coucher plus tard, mais elle vous laissera avec d’innombrables faits saillants à partager avec vos amis le lendemain.

Vegas c. Winnipeg

Même si l’argument d’encourager une équipe canadienne ne vous titille pas, les Jets sont attirants. Pour la première fois de leur histoire (ancienne et récente), ils atteignent le carré d’as. Pensez-y, leurs partisans n’ont jamais vécu ça en 39ans d’histoire dans la LNH. Il faut remontée à l’ère de la Ligue mondiale pour avoir vu une équipe de Winnipeg allez aussi loin, ils avaient gagné trois coupes Avco entre 1975 et 1979.

Deuxième meilleure équipe de la saison régulière, les Jets ont aussi la deuxième formation la plus jeune de tout le circuit, dans lequel on retrouve le Québécois Mathieu Perreault. Ils sont gros, rapides et très talentueux pour marquer des buts et en empêcher. Avec un gardien comme Connor Hellebuyck, candidat au trophée Vézina, des défenseurs comme Tyler Myers et Dustin Byfuglien et une attaque menée par Mark Scheifele, cette équipe est redoutable.

Mais l’est-elle aux yeux des Golden Knights? Sûrement pas, car eux aussi ont un coffre d’outils bien garni. D’abord, il y a Marc-André Fleury qui, à lui seul, permet aux Golden Knights de briller, car il corrige plusieurs lacunes. Mais Fleury compte sur un impressionnant personnel de soutien en Nate Schmidt et Shea Theodore sans oublier l’autre vedette québécoise, Jonathan Marchessault, qui se charge de marquer des buts au même rythme que William Karlsson. Ici aussi, la rapidité est de mise et l’exécution est meilleure que quiconque. Même si on aime toujours lui attribuer le titre d’équipe Cendrillon, entendons-nous pour dire que Cendrillon est une tout autre bête à Vegas que dans les contes de fées.

Cette série sera plus qu’enlevante, elle sera une vitrine de ce que la LNH devient.

Washington c. Tampa

Comment résister à enfin voir Alexandre Ovechkin dans une finale d’Association?

Impossible!

Depuis le temps qu’on le compare à Sidney Crosby, qu’on le critique de ne pas avoir été capable de mener son équipe plus loin que deux rondes, le voici enfin, Alexandre le Grand! Et il n’est pas seul. Il apporte des amis tout aussi doués au cours des présentes séries. On a qu’à penser aux Oshie, Kuznetsov et Carlson. Sans oublier la magnifique histoire de Braden Holtby. Il a connu une saison à la Carey Price, il s’est comporté en véritable pro après avoir réchauffé le banc au cours des deux premiers matchs des séries et le voilà revenu au sommet de son art. Les Capitals ont cumulé le moins de points de toutes les équipes du carré d’as, en soi, cela réduit le fardeau des attentes. Mais il y en a tout de même!

Peut -être pas autant qu’à Tampa par contre. Cette équipe, qui a raté les séries l’an dernier en raison d’une hécatombe de blessures, notamment à Steven Stamkos, a rebondi de brillante façon. La tête du classement dans l’Est lui a appartenu et au cours des 82 matchs en saison régulière le Lightning à étalé sa domination aux quatre coins du circuit. En séries, Steven Stamkos n’a peut-être pas été aussi efficace, mais avec des joueurs comme Kucherov, Palat, Point, Hedman, McDonagh et Vasilevskiy, tout fonctionnait comme sur des roulettes! Avec un contingent de Québécois (Gourde, Paquette, Killhorn) qui contribuent au succès de l’équipe, Tampa nous séduit.

Ils ne sont plus que quatre. Quatre équipes qui nous offrent de bonnes raisons pour veiller tard avec elles. Car, faut bien l’admettre, les séries éliminatoires sont une maîtresse irrésistible.