Canadiens de Montréal

Bergeron: Paul Stastny est un incontournable à Montréal

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Paul Stastny est-il un incontournable pour les Canadiens de Montréal?

Écoutez le débat entre Michel Bergeron et Louis Jean dans la vidéo, ci-dessus.

Le fils de la légende des Nordiques de Québec, Peter, qui a été acquis des Blues de St. Louis par les Jets de Winnipeg en février, est un rouage important dans les succès de son équipe en séries éliminatoires.

Pour Michel Bergeron, qui a dirigé Peter chez le Fleurdelysé dans les années 80, il ne fait aucun doute : Marc Bergevin doit faire une offre à Stastny le 1er juillet, si les Jets ne retiennent ses services.

«Lorsqu’il est parti du Colorado, l’équipe s’est écroulée. Tous ses anciens coéquipiers ont dit à quel point il leur manquait», a raconté Bergeron sur les ondes de TVA Sports.

«Sur la patinoire comme à l’extérieur, son leadership et sa façon de jouer [sont appréciés]. À St. Louis, on l’a aimé. Là, à Winnipeg, on l’adore!»

«Je pense que les partisans apprécieraient beaucoup l’arrivée de Paul Stastny à Montréal.»

Moins d’impact à Montréal?

Âgé de 32 ans, Stastny, qui est né dans la Vieille Capitale, est le deuxième meilleur buteur (6) et le troisième meilleur pointeur des siens (14) en séries.

Si les Jets de Winnipeg ne lui font pas de nouvelle offre de contrat avant la date butoir du 1er juillet, il deviendra le deuxième joueur de centre le plus convoité après John Tavares, si ce dernier choisit aussi de tester le marché des joueurs autonomes.

Sur le même sujet, bien que l’analyste Louis Jean reconnaisse les qualités de Stastny, il est moins certain que Montréal soit une destination attrayante pour le vétéran.

«C’est un joueur qui aiderait les Canadiens demain matin. Il les aiderait au mois d’octobre, en novembre et en décembre. Mais je regarde les Jets, puis je regarde les Canadiens... ce n’est pas la même équipe du tout!», insiste-t-il.

«Je ne suis pas sur que Stastny a le même impact avec le CH. Deuxièmement, un joueur comme lui, tu le paies pour ce qu’il a fait dans le passé et non pas pour ce qu’il va réussir.»

Contrat à long terme en vue

La contribution de Stastny, qui deviendrait automatiquement le pivot numéro un du Tricolore s’il aboutissait dans la métropole, n’est pas à remettre en question s’il joue avec la même intensité l’automne prochain.

Mais il pourrait demander la lune sur le marché des joueurs autonomes. Bergevin se laisserait-il tenter?

Louis Jean est sceptique.

«Est-ce que je le veux à Montréal? Oui! Pour trois ans à six millions par année. Mais il ne voudra pas [accepter une telle offre]. Il va vouloir sept millions sur six ou sept ans», prévient l’analyste de hockey.

Stastny écoule la dernière année d’un contrat de quatre ans qui lui a rapporté 28 millions $, dont 7,5 M$ lors de la plus récente campagne.

En mars, le journaliste attitré à la couverture de l'Avalanche Adrian Dater dit avoir eu vent de l'intérêt de Stastny de jouer à Montréal, expliquant qu'il a «entendu quelque chose» à cet effet.