Europe

Euro 2020: un long chemin à parcourir

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Le prochain Championnat de football d’Europe 2020, qui sera diffusé à la chaîne TVA Sports dans deux ans environ, fait partie des événements sportifs majeurs de la planète, d’autant plus qu’une douzaine de villes accueilleront cette compétition du 12 juin au 12 juillet 2020.

Même s’il faut s’attendre à la présence des grosses pointures comme l’Italie, l’Espagne, la France, l’Angleterre et le Portugal, champion en titre, rien n’est assuré quant à la composition définitive des six groupes de quatre équipes. Effectivement, aucun pays n’a une place garantie : une vingtaine de nations obtiendront leur laissez-passer en franchissant avec succès l’étape des éliminatoires de l’Euro. Celles-ci s’entameront en mars 2019 pour se conclure un an plus tard avec des duels de barrage, le tout précédé par le tirage au sort prévu au début décembre 2019.

« Pour certains, on considère qu'il est plus difficile de gagner l'Euro que de gagner la Coupe du Monde. L'Euro est très prestigieux, après la Coupe du Monde c'est l'événement le plus rassembleur de la communauté soccer, précise l'ancien capitaine de l'Impact de Montréal, Patrice Berneir. C'est celui qui est le plus suivi! »

Également, quatre places seront accordées aux champions de la Ligue des nations de l’UEFA. Cette nouvelle compétition commencera en septembre et l’identité de ses vainqueurs sera connue en juin 2019. Par ailleurs, si l’un de ces gagnants s’est qualifié précédemment par le biais des éliminatoires, sa place de champion de la Ligue sera comblée par la formation suivante la mieux classée.

Ronaldo sera-t-il là?

Les Portugais seront certes à surveiller et il restera à voir si la vedette Cristiano Ronaldo – 33 ans actuellement – aura encore la vitesse nécessaire pour suivre les jeunes loups et participer au tournoi.

De leur côté, les Italiens souhaitent faire oublier rapidement leur humiliante absence au Mondial 2018, tandis que les Allemands et les Espagnols – gagnants en 2008 et 2012 - aimeraient bien établir un nouveau sommet en décrochant un quatrième titre européen.

Pour leur part, les Français sont en quête d’une première couronne depuis celle de 2000, année où David Trezeguet avait renversé l’Italie avec un but en or en prolongation.

Beaucoup d’argent

Choisies en 2014, Amsterdam, Munich, Copenhague, Bucarest, Budapest, Saint-Pétersbourg, Bakou, Rome, Bilbao, Dublin, Glasgow et évidemment Londres, ville du célèbre stade de Wembley où se déroulera la finale, auront la chance de voir l'œuvre les 24 équipes participantes.

Au départ, Bruxelles devait faire partie de ce groupe, mais l’UEFA – l’organisation de sanction des associations européennes de soccer – a écarté la capitale belge en décembre dernier, jugeant qu’un nouveau stade devant recevoir l’élite du «foot» n’allait pas être livré à temps.

D’ailleurs, c’est très dommage pour la candidate déchue, car l’Euro est une affaire de gros sous. Chaque match de ce tournoi aurait pu lui rapporter plus de 100 millions d’euros (près de 154 millions $). Pour leur part, les réseaux de télévision et les commanditaires profiteront largement de la manne : en 2016, l’événement présenté en France a attiré en moyenne 47 594 spectateurs par rencontre pour un total de 2 427 303 personnes. Comparativement à 2012, l’UEFA avait également annoncé une hausse de 34 % de ses revenus, qui ont totalisé 1,93 milliard d’euros (environ 2,97 milliards $).