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Séries 2018

Deux gardiens qui se cherchent

Deux gardiens qui se cherchent

Patrick Lalime

Publié 03 mai 2018
Mis à jour 03 mai 2018

Matt Murray a été un rouage important des deux conquêtes de la coupe Stanley des Penguins de Pittsburgh en 2016 et 2017. Pekka Rinne a permis à ses Predators de Nashville d’atteindre la phase finale en 2017 et de mettre la main sur le Trophée des Présidents en 2018. Pourtant, ces deux gardiens semblent se chercher lors des présentes séries éliminatoires.

Murray a toujours eu des statistiques exceptionnelles en séries, accordant 44 buts en 21 matchs en 2016 (moyenne de 2,08, efficacité de ,923) et 19 buts en 11 matchs en 2017 (moyenne de 1,70, efficacité de ,937). Lors des présentes séries, Murray a déjà accordé 22 buts en neuf duels (moyenne de 2,48, efficacité de ,906), en nette baisse.

Toutefois, c’est le manque d’amélioration qui m’alarme dans son cas. Le Murray de 2016 avait certaines faiblesses, ce qui est normal puisqu’il amorçait sa carrière dans la LNH. Mais en 2018, il en est encore au même point.

Premièrement, il est toujours aussi passif avec sa mitaine et les Capitals de Washington ont clairement reçu le mémo, puisque la plupart de leurs tirs se dirigent dans cette direction. Deuxièmement, il y a toujours ce même trou entre son coude et sa hanche du côté du bouclier.

Mais ce que je vois, c’est un gardien qui se cherche et qui essaie de trop en faire. Il réagit d’une manière excessive dans toutes les situations au lieu de garder son calme et de ne faire que les mouvements qui sont nécessaires. Il essaie de trop en faire.

Situation similaire pour Rinne

Le gardien des Predators Pekka Rinne vit une situation semblable à celle de Murray. Le Finlandais a été l’un des meilleurs gardiens en saison régulière, conservant une moyenne de buts alloués de 2,31 et un taux d’efficacité de ,927.

Et pourtant, il continue de se faire battre par des lancers que j’appelle «à travers le corps», comme sur le but de Dustin Byfuglien lors du troisième match de la série contre les Jets.

Rinne mesure 6 pi 5 po, mais je trouve qu’il joue «petit». Tout ça est psychologique. Il essaie de trop en faire et doit être en mesure de se calmer. Et ça, c’est le signe des gardiens qui se cherchent.

«Ovi» en grande forme

On dit souvent du capitaine des Capitals Alexander Ovechkin qu’il ne figure pas parmi les grands de l’histoire de la LNH parce qu’il n’a jamais remporté de coupe Stanley.

Ceci m’agace énormément.

J’ai beaucoup de misère à faire ce lien dans un sport d’équipe. Comment un individu peut-il être jugé sur le fait de gagner ou non en équipe?

Personne ne peut dire qu’Ovechkin ne se présente pas. En 106 matchs éliminatoires, «Ovi» a amassé 103 points, dont 54 buts. Lors des présentes séries éliminatoires, il a jusqu'à présent obtenu 13 points, dont huit buts, en neuf rencontres.

Pour moi, le Russe est un grand et un exceptionnel. Il n’y a aucun doute dans mon esprit.