LNH

Ondrej Palat et le Lightning victorieux au Garden

Publié | Mis à jour

Pour reprendre l’avantage de la patinoire, le Lightning devait absolument remporter un match au domicile des Bruins. Une tâche qui ne s’annonçait pas facile compte tenu des difficultés qu’ont toujours rencontrées les représentants de la Floride au Garden.

À ses 18 dernières présences à Boston, le Lightning n’était sorti vainqueur qu’en trois occasions. Une séquence incluant la finale de l’Est de 2011.

Sommaire | Tableau des séries

Ondrej Palat s’est assuré d’annoncer les intentions de son équipe. Ses deux buts marqués dès les premières 3 min 19 s de la rencontre ont pavé la voie à un gain de 4 à 1 du Lightning.

«On voulait sortir en force. On savait que les Bruins allaient être coriaces à la maison. Cette avance de deux buts nous a donné un gros avantage», a déclaré Tyler Johnson, complice du premier but de Palat.

En prenant les devants deux victoires à une dans cette série, la troupe de Jon Cooper a donc réussi sa mission.

«Palat est une bête ! Il est l’un de ces joueurs qui passent sous le radar, mais il s’en fout. Nous avions besoin d’un gain sur la route, nous y sommes parvenus en grande partie grâce à lui», a louangé l’entraîneur-chef du Lightning.

Faux départ

De leur côté, les Bruins n’ont qu’eux à blâmer. À l’image de la deuxième rencontre, les hommes de Bruce Cassidy ont connu un lent départ et ont dû jouer du hockey de rattrapage.

«Ce fut un mauvais départ. Il n’y a pas de doute là-dessus. Ils sont sortis forts et ont marqué quelques gros buts. Nous n’avons jamais été en mesure de revenir dans le match», a déclaré Patrice Bergeron.

En fait, les Bruins ont eu besoin d’une attaque massive pour marquer leur seul but du match. Bergeron, justement, a profité d’une mêlée devant le filet pour inscrire son quatrième but des séries éliminatoires.

«Le secret, c’est d’être prêt, de respecter le plan de match et de jouer de la bonne façon», a-t-il ajouté.

Timide première unité

Ce qu’il y a d’inquiétant du côté des Bruins, c’est que le Lightning a remporté ses deux victoires sans la contribution de son premier trio. Certes, Steven Stamkos a marqué dans un filet désert, mais le résultat de la rencontre était, à ce moment, déjà connu.

D’ailleurs, il a fallu attendre les premiers instants du troisième vingt pour voir le capitaine du Lightning obtenir un premier tir au but. Il a terminé la soirée avec deux.

Au moins, Nikita Kucherov a obtenu sa part d’occasions de marquer. À trois reprises, il a été frustré par de brillants arrêts de Tuukka Rask.

Le Lightning opportuniste

Les deux buts d’Ondrej Palat ont donné le ton à la rencontre, mais le travail de cette unité ne s’est pas arrêté là. Encore une fois, Brayden Point, Tyler Johnson et lui ont été efficaces pour contrer l’adversaire.

«On essaie de garder les choses simples et d’éviter de causer des revirements. Au cours des deux derniers matchs, on a réussi à le faire. Plus on passe du temps en territoire offensif, moins on a besoin de se défendre.» - Ondrej Palat

Dans le vestiaire des Bruins les avis étaient partagés à propos du début de la rencontre. Alors que Riley Nash a appuyé les propos de Patrice Bergeron, Brad Marchand s’est plutôt inscrit en faux.

«C’est un aspect qu’il faudra améliorer lors du prochain match. Il faut être prêt à amorcer la rencontre en même temps qu’eux. Ce ne fut pas le cas ce soir. Si ce n’avait pas été de Tuukka (Rask), la première période se serait probablement terminée 5 à 0.» - Riley Nash

«Je ne crois pas que nous ayons connu un si mauvais départ. Ils ont bénéficié de quelques rebonds chanceux sur lesquels ils ont marqué. Mis à part ceux-ci, nous n’avons pas été si mauvais.» -Brad Marchand

À n’en point douter, le Lightning a profité de ses meilleures occasions. Une habitude que devront prendre les joueurs des Bruins.

«On a nos occasions. Oui, ils misent sur un bon gardien, mais nous aussi. Il faut donc tirer profit le plus possible de ces occasions. On doit continuer d’envoyer des rondelles au filet. Nous allons devoir évaluer ce que nous avons fait de mal dans cette rencontre et voir ce que nous devrons améliorer pour ramener cette série en notre faveur.» - Charlie McAvoy

La soirée de travail de Cédric Paquette fut passablement écourtée en raison de son altercation avec David Backes. À la suite de cette bagarre, le Québécois a réchauffé le banc de punition pendant 17 minutes.

«Honnêtement, je ne m’attendais pas à ce que Backes agisse ainsi. Du coin de l’œil, je l’ai vu frapper (Dan) Girardi de dos. Il fallait que je m’en mêle. C’est mon rôle et je crois avoir fait du bon travail.» - Cédric Paquette.