Toronto FC v Atlanta United FC

Crédit : AFP

MLS

Atlanta United: un modèle à suivre

Atlanta United: un modèle à suivre

Fréderic Lord

Publié 27 avril 2018
Mis à jour 27 avril 2018

Depuis son arrivée en MLS, Atlanta United fascine. Ses performances aux guichets et sur le terrain ont assurément ouvert une nouvelle ère pour le circuit Garber : les nouveaux propriétaires devront avoir les poches profondes, très profondes et être en mesure de sortir en trompe des blocs de départ.

Avec leurs jeunes joueurs, un entraîneur de renom et une volonté de jouer toujours plus vers l’avant, le modèle sportif de cette équipe est en parfaite adéquation avec son modèle d’affaires.

Et dès le début de sa deuxième saison, nous prenons encore de façon encore plus explicite la mesure de son ambition.

Parce que les Five Stripes ont établi dans l’entre-saison un tout nouveau et enviable record : celui du plus gros transfert jamais enregistré en MLS. Ezequiel Barco aura coûté à Atlanta United la rondelette somme de 15 millions de dollars.

Grâce à ce montant, Atlanta United a non seulement devancé ses adversaires à l’interne, mais aussi damé le pion à plusieurs grosses cylindrées européennes.

Comment, dans un contexte nord-américain, un club de la MLS peut-il se permettre un si gros «motton» pour un si jeune joueur? D’abord parce que la foule est au rendez-vous. Le club sur quelque 36 000 abonnés de saison en plus d’afficher une moyenne de plus de 48 000 spectateurs par rencontre. Ensuite, parce que les gestionnaires de cette équipe savent très bien que ce qu’ils donnent d’une main devrait leur revenir de l’autre.

Quel poids auront les 15 M$ dépensés pour Barco quand le club revendra Miguel Almiron? Ce dernier est annoncé en Premier League – à Newcastle plus particulièrement – depuis un bon moment déjà. Combien vaut Almiron, un milieu de 24 ans, sur le marché? 20, 25... 30 millions!?! La réponse pourrait venir plus vite qu’on le croit.

À long terme, on entrevoit toutefois quelques défis en Géorgie : combien de temps peut-on profiter de ces jeunes espoirs? Almiron, Barco et Josef Martinez, entre autres, vont tôt ou tard entendre les sirènes des plus grands championnats. Sauront-ils en mesure d’offrir à leurs partisans une coupe MLS avant leur départ?

Et combien de temps Tata Martino, un des éléments très attrayants de cette concession, restera en poste? Son successeur aura-t-il ce même attrait pour les jeunes vedettes sud-américaines?

Ces questions, ce ne sont qu’embarras de riches. Leurs plus récentes transactions – Barco et Darlington Nagbe notamment – prouvent que la réflexion va bien au-delà du prochain match. Et c’est tant mieux pour la MLS et tant pis pour les clubs qui ne pourront suivre, ne pourront trouver un modèle d’affaire/sportif qui les garde au niveau des Five Stripes.