Destination Coupe Stanley

Patrick Roy n’a pas eu de discussion avec les Canadiens

Publié | Mis à jour

Patrick Roy a écouté son cœur quand il a pris la décision de revenir à la barre des Remparts de Québec dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ).

Ce choix réjouit de nombreux amateurs de hockey de la Vieille Capitale, mais il reste beaucoup de gens au Québec pour espérer un retour de Roy dans l’organisation des Canadiens de Montréal, avec qui il a soulevé deux coupes Stanley.

Il n’a pas été question pour l’ancien gardien d’occuper un poste chez les Canadiens. Il n’y a pas eu de décision à prendre dans ce cas : aucune occasion ne s’est présentée.

«Je n’ai jamais eu de discussion avec Geoff Molson ou Marc Bergevin concernant mon avenir», a-t-il déclaré en entrevue à l’émission Destination coupe Stanley sur TVA Sports, jeudi.

«Tous les gens savent que j’ai un profond attachement avec les Canadiens, mais des gens sont en place et ont la confiance de l’organisation. À partir de là, moi, je respecte ça. J’ai pris une décision concrète aujourd’hui et je suis très fier de faire partie de l’organisation des Remparts.»

En octobre dernier, Roy disait en entrevue à Dave Morissette en direct sur TVA Sports qu’il considérait une offre de conseiller de la part du directeur général Bergevin. À l’époque, il indiquait qu’il n’avait pas reçu d’appel du CH pour le poste d’entraîneur-chef quand Michel Therrien avait été congédié en milieu de saison 2016-2017. Therrien avait été remplacé par Claude Julien, l’actuel entraîneur-chef du Tricolore.

Une porte ouverte

La voie d’un retour chez les Remparts, qu’il a guidés vers la conquête de la Coupe Memorial en 2006 lors de son premier séjour derrière le banc à Québec, s’est pavée quand Philippe Boucher a quitté son rôle combiné d’entraîneur-chef et de directeur général de la concession de hockey junior au terme de la saison 2017-2018.

Après ses trois saisons comme entraîneur-chef de l’Avalanche du Colorado dans la Ligue nationale de hockey (LNH) entre 2013-2016, Roy a eu l’occasion de prendre du repos. Quand l’option des Remparts s’est présentée, le membre du Temple de la renommée était prêt à s’en prévaloir.

«Être à l’ombre pendant deux ans m’a permis de prendre du recul et voir où j’étais rendu, a confié l’ancien gardien. Quand Philippe Boucher a remis sa démission, ç’a créé une occasion.»

«Souvent, il faut aller où notre passion est. J’écoute mon cœur, je m’en vais travailler dans ma ville avec des gens que j’aime. Je vais aider les jeunes à peut-être devenir des joueurs de hockey, mais aussi d’excellents citoyens. Où je suis rendu dans ma vie, je pense que je peux me permettre d’avoir du plaisir.»

Avant l’annonce du début de son deuxième mandat comme pilote des «Diables rouges», Roy a été vu dans de nombreux amphithéâtres au Québec, à Drummondville, à Victoriaville, à Blainville-Boisbriand... C’est que Roy tentait de s’imprégner à nouveau de l’engouement envers le hockey junior.

«C’était important pour moi de ne pas prendre une décision émotive. Je voulais un processus. Je suis allé voir des matchs de la LHJMQ. J’ai tellement aimé l’engouement, les gens étaient derrière leurs équipes. Je voyais la passion. C’est devenu pour moi une source de motivation.»

Le contrat du numéro 33 est valide pour deux campagnes. Quel est le plan par la suite?

«Je n’ai pas de plan autre que celui de revenir avec les Remparts. Mon plan, c’est de donner le goût aux gens de venir voir du hockey junior. On ne se mentira pas : travailler au Centre Vidéotron, un amphithéâtre spectaculaire comme ça, ce ne sera pas très difficile.»