Brad Marchand

Photo : Brad Marchand Crédit : AFP

LNH

Brad Marchand se livre à coeur ouvert

Publié | Mis à jour

Dans un récit fort divertissant publié sur le site The Players Tribune, Brad Marchand raconte son parcours de hockeyeur et son profond attachement aux Bruins de Boston, une équipe parfaitement conçue pour lui.

L’attaquant de 29 ans replonge dans son enfance, à Halifax. Déjà, dans son voisinage, il était perçu comme une petite peste. C’était également un jeune garçon «obsédé» par le hockey qui pouvait passer des heures l’hiver à patiner.

«Je n’ai jamais été le meilleur de mon équipe, tout le monde vous le confirmera. Mes amis étaient de meilleurs joueurs. En grandissant, ce sont eux qui recevaient toute l’attention des équipes juniors.

«Je n’oublierai jamais quand nous avions 12 ans, notre entraîneur nous a parlé dans le vestiaire avant un match. Il a dit : il y a des milliers de jeunes comme vous au Canada et des milliers d’autres ailleurs dans le monde. Vous savez ce que disent les statistiques? Elles disent que seulement 0,01% d’entre vous atteindrez la LNH.»

Ce discours l’a fait douter.

«Si je ne suis même pas le meilleur joueur de mon équipe pee-wee... Il n’y a aucune chance. Comment est-ce que je pourrai me faire remarquer?»

Sa réponse, il l’a eue un peu plus tard dans la saison, lorsque son entraîneur lui a donné la mission de déranger un adversaire un peu trop imposant. Marchand l’a fait sortir de ses gonds et il a pris une pénalité. Ce fut le point tournant d’un match remporté par l’équipe de Marchand.

«J’aimais déranger les autres, entrer dans leur tête et les faire réagir [...] Si je n’avais que 0,01% de chance de me faire remarquer, je me suis dit que c’était peut-être de cette façon.»

Détesté ailleurs, adoré à Boston

Marchand a gagné son pari et est devenu la peste la plus redoutable de la LNH. «Je sais qu’il y a beaucoup de gens qui ne m’aiment pas. J’ai dépassé les limites parfois et j’en ai payé le prix [...] Peut-être que c’est à cause de ma taille ou que je suis né comme ça, mais j’ai toujours cru qu’il fallait être prêt à tout faire pour gagner. Même si cela signifie d’être détesté.

«Si je jouais différemment, vous ne connaitriez même pas mon nom [...] Je ne serais même pas dans la LNH. La façon dont je joue m’a permis de me faire remarquer par les équipes juniors et de me faire repêcher par les Bruins de Boston à 5 pi 9 po. Je crois que j’étais fait pour jouer dans cette ville [...] Ce que je ressens provenant des fans de Vancouver, Toronto et Montréal, ne veut rien dire par rapport à l’amour que je reçois à Boston.»

Il est infiniment reconnaissant envers les Bruins qui l’ont aidé à évoluer et à devenir un marqueur de plus de 30 buts.

«Ils m’ont fait confiance en me faisant jouer aux côtés de «Bergy» [Patrice Bergeron]. Je ne serai jamais le meilleur joueur sur la glace. C’est impossible quand le no 37 [Bergeron] est là. J’essaie juste d’être le deuxième meilleur.»