Crédit : Jade Masson-Wong

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Un père précieux pour Jade Masson-Wong

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Il n’y a pas que sur son copain Marc-André Barriault que Jade Masson-Wong peut compter depuis ses débuts dans le monde des arts martiaux mixtes. Son père peut se targuer d’être son plus fidèle partisan et il pourra en faire une nouvelle démonstration lors de la rentrée professionnelle de son «bijou», le 4 mai, au Centre Vidéotron.

L’athlète de 25 ans participera à l’un des 14 combats de la soirée contre l’Ontarienne Maggie Poulin lors du 43e gala organisé par TKO MMA, le premier à Québec depuis la renaissance de l’organisation en 2016.

Figure bien connue dans le monde immobilier de la région, son père Perry Wong, tiré à quatre épingles, ne passait pas inaperçu, jeudi, durant l’entraînement public auquel les médias avaient été conviés.

Une présence normale pour la jeune femme qui a maintenu une fiche de trois victoires et une défaite (3-1) dans la catégorie amateur au cours des trois dernières années.

«Il est tout le temps là ! Il me suit partout», racontait en riant la sympathique combattante au représentant du «Journal de Québec» après avoir montré son savoir-faire aux caméras.

«C’est mon petit bijou. Une pierre, c’est solide», a renchéri le paternel aux origines chinoises en s’invitant dans l’entretien.

Le sport, une religion

Le sport est en quelque sorte une religion chez les Masson-Wong. Si Jade n’enfile les gants dans l’octogone de façon officielle que depuis trois ans, elle a pratiqué la boxe dès l’âge de 13 ans et s’est tournée vers l’entraînement des arts martiaux mixtes il y a presque cinq ans.

Son frère Andrew a remporté le Bol d’or au football collégial avec le Collège Notre-Dame-de-Foy (CNDF) avant de porter les couleurs des Lions de l’Université York de Toronto. Et le père ? Un ancien judoka !

«Mon père a fait du judo de compétition quand il était plus jeune. Il a toujours été attiré par ça [les sports de combat], et quand on était jeunes, il nous amenait voir des galas de boxe. En tant que père, c’est sûr que ça le stresse aussi de voir sa fille faire des combats», avoue la Québécoise.

«Au début, il me mettait du stress, car je pense qu’il avait de la misère à gérer ses émotions, et il venait me voir quand je me préparais pour mes combats. Mais il a compris qu’il doit me laisser plus dans ma bulle dans ces moments-là.»

Avec 12 $ en poche

Dans la famille, la fille de 5 pi 4 po et 125 lb est d’ailleurs «la seule qui fait ça !», des arts martiaux, ce qui a fait dramatiquement augmenter la fréquence cardiaque de sa mère lorsqu’elle a sauté pour la première fois dans l’octogone.

Malgré ses craintes, elle devrait toutefois assister aux débuts professionnels de sa fille.

Son grand-père, décédé l’an dernier, avait 17 ans quand il a quitté la Chine communiste en 1950 pour immigrer au Canada.

«La Chine était en train de se refermer et son billet d’avion, avec tous les transferts, lui a coûté 2000 $ ! Il n’avait que 12 $ en poche et ne parlait ni anglais ni français», a confié Perry Wong, qui n’a jamais mis les pieds dans le pays de ses ancêtres.

Comme quoi la force de caractère peut se transmettre de génération en génération !

Le public répond présent

Même si moins d’un mois auront séparé le gala de boxe d’Eye of the Tiger Management et celui de TKO lorsque la soirée du 4 mai se mettra en branle, les amateurs seront au rendez-vous pour ce retour de la MMA dans la Vieille Capitale.

Les chiffres avancés par le promoteur Stéphane Patry, jeudi, faisaient état de 4500 billets vendus, et Patry ne cachait pas son désir d’atteindre une affluence de 5000 à 6000 spectateurs au final au Centre Vidéotron.

Forme physique

Ce dernier a d’ailleurs profité de la présence des médias pour lancer une pointe au promoteur Camille Estephan au sujet des boxeurs mexicains en mauvaise forme qui se sont pointés dans le ring, le 7 avril dernier, tout en prêchant pour sa paroisse.

«Les amateurs de sports de combat seront là, mais monsieur et madame Tout-le-monde qui ont dépensé 100 $ [à la boxe] ne viendront pas, de peur de se faire avoir. Nous, on donne les combats que les amateurs veulent voir et tous nos athlètes sont sous contrat avec nous.

«Si Simon Kean perd un combat ou qu’Eleider Alvarez perd le sien, Camille et Yvon Michel [de GYM] vont se mettre en boule pour pleurer, alors que pour nous, ça ne change rien. Il n’y a pas de conflits d’intérêts. C’est la subtilité qui fait la différence avec la boxe», a plaidé Patry.

La finale mettra aux prises le champion des poids moyens, Marc-André Barriault (9-1, 6 K.-O.), à Brendan Kornberger (9-3, 6 K.-O.), de Vancouver.

Meunier attendu

L’ancien combattant de l’UFC, Jonathan Meunier (8-1, 5 K.-O.), est conscient qu’il représentera une cible de choix dans TKO pour ses futurs adversaires.

«Pour eux, je suis une référence. Ils ont tout à gagner en m’affrontant et rien à perdre», a lancé celui qui se frottera au Brésilien Pedro Gostinski Jr. (11-1, 7 K.-0.) pour le titre des mi-moyens.