Destination Coupe Stanley AM

Le taux d'imposition, un faux obstacle?

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Tous sports confondus, comment un agent d’athlète professionnel prépare-t-il sa négociation de contrat?

Sasha Ghavami représente plusieurs joueurs de football professionnels d’ici. Sa liste de clients inclut, parmi tant d’autres, Laurent Duvernay-Tardif, le garde offensif des Chiefs de Kansas City qui a paraphé une entente de cinq ans et 41,25 millions $ à l’hiver 2017.

Selon lui, la préparation d’un agent et les arguments structurés pour dénicher un contrat de cette envergure sont la clé du succès.

«Pour un agent, ce qui est important n’est pas d’arriver à la table de négociations et de commencer les discussions. Il y a beaucoup de préparation : le plus que tu arrives préparé, le plus de crédibilité tu auras et le plus d’influence que tu auras sur les équipes professionnelles», a expliqué Ghavami à l’émission Destination Coupe Stanley AM, jeudi, sur les ondes de TVA Sports.

Pour faire un parallèle avec la Ligue nationale de hockey, certains agents auront intérêt à préparer plusieurs scénarios.

«Si j’étais agent dans la LNH pour de gros clients, comme John Tavares, je suis en train de préparer mes négociations avec plusieurs équipes», a-t-il nuancé.

«J’identifie les marchés où il y aurait un marché pour un joueur comme lui et les équipes qui ont le plus d’espace sous le plafond salarial. Chaque organisation a ses pour et ses contre, tant au niveau hockey qu’au niveau fiscal.»

Le taux d'imposition, un faux obstacle?

C’est connu, les contraintes fiscales au Québec sont parfois un obstacle pour attirer un joueur dans une équipe professionnelle, en raison du taux d’imposition et des nombreuses cotisations des contribuables.

Comment faire fi de ces désavantages?

«C’est souvent une erreur dans la LNH lorsqu’on regarde le taux d’imposition à Montréal et Toronto, qui sont parmi les deux plus élevés dans le circuit, prévient Ghavami. Il y a des avantages aussi du côté fiscal, lorsqu’on structure des contrats et ça fait en sorte que le taux d’imposition est possiblement est moins élevé que partout ailleurs.

«Je pense notamment aux bonis de signature, qui selon les règles fiscales, sont imposés à 15%. Pour un joueur comme Tavares, si on estime que sa résidence principale est à New York, on est capable de structurer un contrat où la majorité de son salaire est réclamé à la signature. Son impact fiscal est amoindri.»

Décidément, le taux d’imposition n’est pas l’écran répulsif pour les joueurs autonomes. Et l'agent de Tavares, le réputé Pat Brisson, est certainement un expert en la matière.

Écoutez les commentaires de Sasha Ghavami dans la vidéo, ci-dessus.