Destination Coupe Stanley AM

«Nazem Kadri n’est pas considéré comme un récidiviste» - Stéphane Quintal

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L’attaquant des Maple Leafs de Toronto Nazem Kadri a fait parler de lui pour les mauvaises raisons pour le coup dangereux qu’il a asséné à l’attaquant des Bruins de Boston Tommy Wingels, jeudi, lors du premier match de la série entre les deux équipes.

Kadri aura une audience, vendredi, pour expliquer son geste et tout pointe dans la direction d’une possible suspension.

Si jamais Kadri est suspendu, il ajoutera une quatrième offense à un historique déjà garni. Toutefois, selon la convection collective de la LNH, l’attaquant des Leafs n’est pas considéré comme un récidiviste.

«C’est certain que ça nous prend un rapport du médecin, a commencé par dire Stéphane Quintal, ex-préfet de discipline de la LNH qui est maintenant l’adjoint au préfet de discipline actuel, George Parros, à l’émission Destination Coupe Stanley AM sur les ondes de TVA Sports. D’habitude on va ajouter un match, si c’est une commotion cérébrale. Si c'est une blessure au genou, à l'épaule ou tout ça, on sait normalement que le joueur va manquer de quatre à six semaines. Souvent on va ajouter plus de matchs que juste un.

«Pour les antécédents, il y a un historique. Dans le cas de Kadri, ce n’est pas un récidiviste selon la convention collective pour l’argent qu’il va perdre. Mais dans les séries c’est différent. C’est certain qu’on considère l’historique du joueur.»

Pourtant Kadri a été suspendu trois parties en novembre 2013 pour interférence avec le gardien du Wild Niklas Backstrom. Puis en mars 2015, il a asséné une mise en échec à la tête de Matt Fraser des Oilers et a été puni pour quatre rencontres. Finalement, en avril 2016, il a été suspendu quatre autres parties pour un double-échec asséné à Luke Glendening des Red Wings.

Au total, il aura payé 400 000 $ en dommage pour ses écarts de conduite sur la patinoire.

Quintal est également revenu sur la suspension d’un match imposée au défenseur des Kings de Los Angeles Drew Doughty en raison de sa mise en échec dangereuse à l’endroit du joueur d’avant des Golden Knights William Carrier.

«On avait déterminé que l’impact avait été à la tête, a confié Quintal. L’épaule a été frappée en premier, mais 60-70 % de l’impact avait été à la tête et 30-40 %  à l’épaule. Ça n’a pas été une décision facile, et j’ai beaucoup été impliqué dans la conversation parce que, en tant que défenseur, je pense que Doughty pensait que Carrier allait continuer le long de la rampe, mais finalement il a coupé vers le milieu.

«Pour les mises en échec est-ouest, il faut vraiment que tu sois parfait en frappant l’épaule. Ce n’est pas ce qui est arrivé. Et je ne veux pas dire que Carrier a changé sa position. Si ça avait été le cas, dans le règlement, c’est très bien écrit, il n’y aurait pas eu de suspension.»