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Séries 2018

Maple Leafs: attaque diversifiée à contrer

Jonathan Bernier

Publié | Mis à jour

Puisque leur entraîneur bénéficiera du dernier changement, on pourrait croire que les Bruins auront un léger avantage sur les Maple Leafs au cours des deux premiers matchs de cette série. En temps normal, ce serait le cas. Mais pas cette fois-ci.

Et la raison est fort simple. Trois joueurs des Leafs ont inscrit plus de 30 buts cette saison : James van Riemsdyk (36), Auston Matthews (34) et Nazem Kadri (32). Or, chacun d’entre eux évolue habituellement au sein de trios différents. Les neutraliser tous ne s’annonce pas une mince tâche.

À la veille du premier match de cette série, Bruce Cassidy s’est dit sûr de voir sa troupe réussir à contenir celle de Mike Babcock.

«Cette saison, nous avons demandé à des joueurs de prendre certaines responsabilités spécifiquement dans le but qu’ils soient en mesure de s’acquitter à cette période-ci, a expliqué l’entraîneur des Bruins. On a voulu qu’ils soient prêts à faire face à toutes les situations. Ça nous permet de ne pas ruiner le rythme de notre match.»

Donc, malgré ses aptitudes défensives reconnues par ses quatre trophées Selke, Patrice Bergeron n’affrontera pas nécessairement Matthews.

«Le trio de Kadri est également très dangereux. Pendant la saison régulière, lorsque celui de Bergeron lui a fait face, il a bien fait, a rappelé Cassidy. On ne peut se concentrer sur un seul trio. On va laisser les choses aller et tout devrait tomber en place.»

Rask de mauvais poil

Chaque équipe possède sa bête noire. Or, il semble que les Maple Leafs soient celle des Bruins. Au cours des deux dernières saisons, les Bostonniens n’ont remporté qu’une seule des huit confrontations entre les deux équipes (1-6-1).

«Au cours des deux dernières saisons ? On ne regarde pas si loin que ça», a répondu Tuukka Rask lorsque le représentant du «Journal de Montréal» lui a soumis cette statistique.

D’accord Tuukka, mais ce ne fut guère mieux cet hiver. Un seul gain en quatre matchs...

«On sait tous que lors du dernier match, le dernier but n’aurait pas dû compter. Sans ce but, notre fiche aurait été meilleure. J’ai le sentiment que nous avons bien joué contre eux, alors je ne crois pas que nous ayons besoin d’apporter beaucoup de modifications», a rétorqué le gardien finlandais, visiblement irrité par la question.

On se rappellera que le 24 février, Rask avait fait une sortie en règle contre la LNH après que Zach Hyman eut poussé Charlie McAvoy sur lui, l’empêchant de stopper la frappe de Ron Hainsey, dans les derniers instants du match.

«Quand tu joues à Toronto, c’est rare que ces jeux [obstruction sur le gardien] soient punis à la faveur de l’équipe visiteuse», avait-il alors déclaré.

Pas le droit à l’erreur

Bien que l’athlète de 31 ans avait raison de fulminer en repensant à cette séquence, les Bruins ont tout de même accordé 30 buts aux Leafs depuis que ceux-ci alignent toutes leurs jeunes sensations.

Un total élevé pour une équipe qui fut l’une des cinq plus avares au cours des deux dernières campagnes.

«Nous devrons être précis et solides à chacune de nos sorties de zone. Avec leur vitesse, chacun de leur joueur peut s’emparer de la rondelle et capitaliser sur le moindre revirement. On en a été nous-mêmes victimes», a souligné McAvoy.

«Il faudra également une excellente communication avec Tuukka et lui faire savoir exactement où l’on souhaite recevoir la rondelle», a ajouté le défenseur.

C’est un principe de base, mais plus les Bruins seront en possession de la rondelle, moins les Leafs seront dangereux.

«On doit forcer les Leafs à se défendre», a d’ailleurs conclu Cassidy.