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Séries 2018

La coupe Stanley aux Jets de Winnipeg

La coupe Stanley aux Jets de Winnipeg

Félix Séguin, TVA Sports

Publié 10 avril 2018
Mis à jour 10 avril 2018

Depuis 25 ans, aucune équipe canadienne n’a gagné la coupe Stanley. Les Canadiens de Montréal sont la dernière formation à avoir réalisé l’exploit, c’était en 1993.

Depuis ce temps, les Canucks de Vancouver (1994, 2011), les Flames de Calgary (2004), les Oilers d’Edmonton (2006) et les Sénateurs d’Ottawa (2007) ont atteint la finale sans toutefois soulever le précieux trophée.

Cette année, je crois que les Jets de Winnipeg possèdent l’équipe pour mettre fin à cette disette.

Depuis le début de la saison, il a beaucoup été question des succès des Predators de Nashville, du Lightning de Tampa Bay, des Bruins de Boston, des Golden Knights de Vegas et des Maple Leafs de Toronto.

Toutefois, on semble oublier que les Jets ont terminé au deuxième rang du classement général de la Ligue nationale et qu’ils ont présenté la meilleure fiche à domicile avec un impressionnant total de 32 victoires en 41 matchs devant leurs partisans.

D’ailleurs, la foule du Bell MTS Place de Winnipeg est l’une des plus intimidantes du circuit Bettman. Et en séries, comme le veut la tradition à Winnipeg, tous les spectateurs seront vêtus de blanc. Ce sera bruyant, électrisant et motivant.

En saison régulière, la formation manitobaine a excellé dans plusieurs catégories. Les Jets ont terminé au 2edeuxième rang pour les buts marqués (3,33), au cinquième rang pour les buts accordés (2,63), au cinquième rang en avantage numérique (23,4%) et au septième rang en désavantage numérique (81,8%).

Et il est important de préciser qu’ils ont maintenu de telles statistiques malgré des blessures à des joueurs importants comme Mark Scheifele, Jacob Trouba et Tobias Enstrom.

En résumé, les Jets sont rapides, explosifs, robustes et imposants. Ils peuvent jouer différents styles de jeu.

L’attaque, Hellebuyck et Maurice

La force de frappe des Jets est indéniable.

Blake Wheeler (91 points), Patrik Laine (44 buts), Mark Scheifele (60 points en 60 matchs), Nikolaj Ehlers (29 buts), Kyle Connor (31 buts) et Dustin Byfuglien (45 points) forment le cœur de l’attaque de l’équipe.

Ensuite, des joueurs comme Paul Stastny, Bryan Little et Mathieu Perreault peuvent prendre la relève certains soirs. Bref, les Jets ont de la profondeur en attaque et on a l’impression que tous les joueurs peuvent faire la différence.

Devant le filet, Connor Hellebuyck vient de connaître une saison digne d’un récipiendaire du trophée Vézina. Âgé de 24 ans, le gardien américain en sera à une première expérience en séries éliminatoires dans la LNH.

Cette réalité ne me dérange pas. En 2015, Hellebuyck avait épaté lors du Championnat du monde alors qu’il n’avait que 20 ans. Il avait été choisi le gardien par excellence du tournoi et il avait mené les Américains à la médaille de bronze.

Si des gardiens comme Cam Ward ou Matt Murray ont gagné la coupe Stanley sans expérience en séries, pourquoi pas Hellebuyck.

Enfin, j’ai toujours apprécié le travail de l’entraîneur-chef Paul Maurice. Excellent communicateur, Maurice est minutieux, précis, exigeant et rusé. Il avait atteint la finale de la Coupe Stanley avec les Hurricanes de la Caroline en 2002.

Bref, les Jets ont pris leur envol et ils seront difficiles à arrêter.