LHJMQ

Le «stuff» de junior

Le «stuff» de junior

Sébastien Goulet

Publié 03 avril 2018
Mis à jour 03 avril 2018

C’était le tournant du millénaire.

Frais sorti de l’université avec un baccalauréat en informatique de gestion en poche, je payais 48$ d’autobus pour faire un aller-retour Montréal-Sherbrooke pour aller annoncer les matchs des Castors de Sherbrooke (ce qui était un profit net de 2$ à l’époque!) dans ce qui allait être ma dernière saison au micro : 1999-2000.

Le défi au premier tour des séries pour les Castors : les Huskies de Rouyn-Noranda, que Sherbrooke avait devancé par sept points au classement général.

Je me souviens d’un premier match serré, présenté devant (malheureusement) une poignée de spectateurs au Palais des Sports. Sherbrooke avait décoché 40 tirs, mais s’était buté à Sébastien Centomo en grande forme. Un but gagnant de Maxime Bouchard et les Huskies gagnaient le premier match en fin de troisième période.

Mille personnes de plus se pointent pour le match numéro deux. Sherbrooke l’emporte 6-4 grâce à deux buts de Dmitri Afanasenkov.

Puis la série se transporte à Rouyn-Noranda. Les Castors mènent 2-1 en toute fin de match lorsque le gardien Dany Sabourin est puni pour avoir déplacé intentionnellement son filet. On accorde un tir de pénalité aux Huskies. Marc-André Binette crée l’égalité avec sept secondes à jouer en troisième. Les partisans sherbrookois pourfendent l’officiel et Rouyn-Noranda l’emporte finalement en prolongation.

Puis, vient ce fameux match numéro quatre, dont on avait ressorti les images lors de notre dernier Magazine LHJMQ. L’incident Jos Canale/Daniel Vincelette. Les bidons remplis de billes. Les bâtons qui virevoltent vers les gradins. Bref, le cirque.

Curieusement (sic), près de 4000 personnes sont au Palais des Sports pour le match numéro 5. Les Castors mènent 4-2, puis 5-3 en troisième période, avant que Maxime Bouchard (encore lui!) et Jonathan Gauthier ne créent l’égalité. Patrick Gilbert marque le but gagnant en prolongation. Deux joueurs des Castors pètent les plombs pendant la poignée de main, qui n’aura finalement pas lieu, et cette série se termine avec un goût très amer pour les partisans sherbrookois.

En souhaitant que ça se règle de façon propre, sur la glace, cette fois.

Le défi d’un match 7 à la télé

Vous êtes nombreux à nous demander si nous allons présenter un match numéro 7 à la télé. Outre celui de la finale que nous allons assurément vous présenter, c’est une mission un peu compliquée.

Je vous explique: bien que vous ne voyez que Steven, Mikaël et moi (et occasionnellement notre statisticien Martin!) à la télé, il nous faut toute une équipe et des moyens techniques pour diffuser les matchs. Si vous avez assisté à une rencontre que nous avons diffusée cette année, vous avez assurément aperçu la quinzaine de personnes qui butinent pour produire l’émission, ainsi que notre camion de production stationné près de l’aréna. C’est un défi difficile, sinon impossible, de rassembler tous ces gens à 48 heures (24 dans le cas de la série Québec/Charlottetown) d’avis. Le camion peut ne pas être disponible. Et, dans certains cas, nous devons aussi nous assurer d’avoir un moyen de transmission.

Bien que nous désirons en faire un maximum, nous sommes aussi soumis à des contraintes qui doivent être prises en compte alors qu’il nous reste encore plus de deux mois de hockey junior à diffuser.

On se retrouve bientôt. Fort possiblement ce weekend. D’ici là, bons matchs numéro 7!