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Pourquoi doute-t-on encore des Golden Knights?

Pourquoi doute-t-on encore des Golden Knights?

Michel Godbout

Publié 29 mars 2018
Mis à jour 29 mars 2018

Ils sont nombreux ceux qui ne croyaient pas aux Golden Knights. Ceux qui, dès le jour UN, voyaient cette équipe côtoyer les Coyotes de l'Arizona dans les bas-fonds du classement.

Contre vents et marées, malgré les taquineries bien senties de mes collègues, moi, je croyais aux chances de Vegas.

Durant la saison estivale, la revue Pool Pro m'a demandé d'effectuer plusieurs choix en prévision de la saison 2017-2018 - allez voir - j'avais choisi les Golden Knights pour accéder aux séries dès la première saison de leur histoire.

De la clairvoyance? Certainement pas, car j'aurais acheté le dernier billet gagnant du Loto Max!

De la chance? Minimalement, oui.

Un choix éclairé? Absolument!

Pour moi, cette équipe de mal-aimés avait quelque chose à prouver au monde du hockey. Lorsqu'on offre une deuxième chance à un athlète ou lorsqu’on lui donne une première véritable chance de se faire valoir, plusieurs la saisissent avec l'énergie du désespoir. Et c'est exactement ce qu'ont fait les Golden Knights de Gerard Gallant, lui même en quête d'une nouvelle valorisation.

Leurs résultats parlent d'eux même: une saison de plus de 100 points et une multitude de records abattus pour une équipe d'expansion, tout sport confondu.

Malgré tout, à l'aube des séries, les doutes persistent. Parmi ceux qui doutaient dès le début, certains maintiennent leur position afin de justifier leur condamnation du départ. Vous les connaissez, ceux qui tiennent à crier tout haut : «J't'l'avais dit que Vegas perdrait!»

D’autres, plus modérés, ne misent quand même pas sur Vegas en séries. Ils croient que cette équipe n’est pas outillée pour les éliminatoires.

Leur doute, je l'avoue, est quand même fondé.

À bien regarder la formation, ça ne déborde pas d’expérience. Les Golden Knights comptent un grand total de 480 matchs joués en séries éliminatoires. Lorsqu’on distribue ce nombre parmi les 25 joueurs actifs, la moyenne est de 19 matchs d’expérience par joueur. Et n’oublions pas que le total est gonflé par le grand nombre de parties en séries disputées par Marc-André Fleury (115) et James Neal (80).

En guise de comparaison, Tampa Bay, une équipe de tête dans l’Association de l'Est avec presque le même nombre de points, compte 1152 matchs de séries joués par ses 26 joueurs actifs, soit une moyenne de 44 matchs par individu.

Devant ces chiffres, il est normal que plusieurs doutent des chances de Vegas en séries. Mais le même exercice avait été fait avant le début de la saison régulière par plusieurs experts et les voilà aujourd’hui qui ravalent leurs paroles.

Alors, pourquoi encore douter?

Il est vrai que la compétition sera doublement féroce en séries.

Vegas aura aussi à assumer son rôle de favori en première ronde ce qui sera tout en contraste avec son rôle de négligé en saison régulière. Il y aura forcément plus de pression.

Mais là encore, on peut se poser la question suivante: une équipe qui n’était même pas censé participer aux séries (selon plusieurs) peut-elle vraiment ressentir une pression en y accédant?

Les réponses dès le 11 avril!