Ski et planche

Coupe du monde FIS de big air: Maxence Parrot règne sur Québec

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Maxence Parrot a été intraitable lors de la finale de la Coupe du Monde FIS de big air en snowboard présentée samedi à l’Îlot Fleurie de Québec. Le planchiste québécois a réussi ses trois sauts pour des pointages en haut de 90, pour terminer sa saison avec l’or au cou devant la plus imposante foule jamais rassemblée dans le cadre du Jamboree.

Après une première descente lui ayant valu 94,50 points, Parrot en a remis avec des 96,75 et 98,50 sur ses deux dernières, confirmant sa suprématie.

Son cumulatif de 195,25 lui a permis de l’emporter par 13 points devant le Suisse Jonas Boesiger. Antoine Truchon est quant à lui monté sur la troisième marche du podium

«Je suis super content de mes trois descentes, je les ai toutes atterries et réussi des scores en haut de 90 à chaque fois. Ça ne pourrait mieux finir ma saison», a mentionné le champion.

Pas de doute que le grand saut de Québec va bien à Parrot. Après une victoire en 2016, puis une deuxième place l’an dernier, le voilà de retour au sommet.

«Je pense que c’est la foule qui fait que je me sens bien ici», a-t-il reconnu.

De son côté, Truchon a tenté le tout pour le tout sur sa dernière descente dans l’espoir de se rapprocher de Parrot et terminer deuxième, mais en vain.

«Mon argent était sur Maxence. Il a tout dominé. J’ai essayé de faire mon switch back 1440 lors de ma dernière descente mais ça n’a pas fonctionné. C’était la première fois que je tentais cette manœuvre cette saison, c’était beaucoup me demander», a-t-il concédé, ajoutant n’avoir jamais vu une foule aussi imposante à Québec.

L’autre Québécois en lice chez les hommes, Francis Jobin, a chuté lors de ses deux derniers essais et a terminé au neuvième rang.

Blouin deuxième

Du côté féminin, tous les yeux étaient rivés sur Laurie Blouin et la planchiste de Stoneham n’a pas déçu, prenant le deuxième rang derrière son amie et partenaire d’entrainement Julia Marino.

Blouin a chuté lors de sa première descente mais rebondi avec une note de 78,50 sur sa deuxième, se donnant une chance de tenter un dernier saut pour l’or. Toutefois, la Québécoise a plutôt renoncé à tenter un double underflip et décidé d’y aller d’une manœuvre plus sure, renonçant donc à la première marche du podium et se concentrant plutôt sur la deuxième. Une stratégie qui a payé.

«J’aurais pu y aller pour l’or mais à la fin, c’était plus stratégique. Mon but était de terminer sur le podium.»

Blouin semblait d’ailleurs encore ébahie de l’appui de la foule de Québec à son endroit, samedi.

«C’était malade. J’étais en haut et je n’avais pas de mots. C’était juste débile. Le monde criait et c’est fou de voir à quel point ils sont derrière moi.»

De l’expérience pour Sweeney

De son côté, la jeune Marguerite Sweeney a poursuivi son parcours de rêve à Québec samedi, terminant cinquième.

«C’est vraiment bon. J’ai réussi à atterrir mes trois sauts et j’ai même amélioré le score de mon premier. J’ai même fait deux grabs, je n’ai jamais fait ça de toute ma vie. C’était la première fois!», a lancé la planchiste de 17 ans avec candeur.

Il s’agissait d’une première finale de Coupe du Monde pour Sweeney et, quel meilleur moment pour le faire que chez elle, à Québec!

«Je n’étais pas nerveuse, j’étais bien, a-t-elle assuré. J’étais la première à m’élancer et je suis restée cinq minutes en haut à regarder [la foule en bas]. Mon entraineur me disait de me concentrer sur le saut et moi j’étais juste : ‘’wow y’a du monde !’’»

Il était déjà assuré que les résultats de samedi n’auraient aucune incidence sur le Globe de cristal, autant chez les femmes que chez les hommes. Du côté masculin, il a été remis à l’Américain Chris Corning tandis que l’Autrichienne Anna Gasser l’a remportée chez les dames. Les deux planchistes n’étaient pas à Québec cette semaine.