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LNH

Le caractère pour le faire

Le caractère pour le faire

Michel Godbout

Publié 22 mars 2018
Mis à jour 22 mars 2018

«À ce stade-ci de l’année, c’est du caractère, et rien d’autre, 
qui explique ces victoires», a lancé l'entraîneur Mike Yeo à la suite des deux derniers gains de son équipe.

Pourtant plusieurs croyaient St. Louis mort et enterré.

La glissade a commencé une semaine avant la date limite des transactions alors que des blessures à des joueurs clés comme Vladimir Tarasenko, Joel Edmundston, Jay Boumeester et Robby Fabri avaient plombé l’élan des Blues. Sans oublier la transaction de Paul Stastny qui semblait avoir sonné le glas pour cette équipe. Les chiffres le démontrent, St. Louis avait perdu 10 de ses 13 derniers matchs avant le week-end.

Mais c’est mal connaître l’esprit combatif de certains athlètes comme Alex Pietrangelo qui s'est retroussé les manches et a inspiré ses coéquipiers avec 11 points en cinq matchs. Les Blues ont gagné leurs trois derniers duels, en prolongation de surcroît, et les voilà qui réapparaissent dans la course aux séries.

C’est parfois dans les moments les plus creux qu’une équipe trouve une étincelle ou une source d’inspiration qui vient galvaniser les troupes.

Aussi bizarre et malheureux que cela puisse paraître, la fusillade à l’école Marjory Stoneman Douglas High School en Floride semble avoir eu cet effet sur les Panthers. L’équipe, menée par un Roberto Luongo très touché par l’événement, car lui et plusieurs de ses coéquipiers habitent le quartier de cette école, s’est ralliée autour de la cause. Voulant à tout prix redonner un peu d’espoir à leur communauté, les Panthers ont enfilé une série de 12 victoires en 17 rencontres à la suite à la tragédie. Des victoires qui a surement donné quelques sourires à leurs partisans qui enont  grand besoin. Par ricochet, ces victoires pourraient aussi propulser les Panthers en séries éliminatoires.

Le caractère s’est aussi pointé au Colorado lorsque l’Avalanche a finalement tiré sur la gâchette dans une transaction impliquant Matt Duchene. Son départ aurait pu maintenir le Colorado dans sa médiocrité annuelle, mais voilà qu’un certain Nathan MacKinnon a pris les choses en main. C’est vrai qu’il prenait tranquillement son envol avant le départ de Duchene, mais la transaction a placé MacKinnon devant un fait: il DEVAIT être l’homme de la situation. Son caractère s’est manifesté. Il est devenu le joueur que tous les amateurs et les experts attendaient. Voilà que l’Avalanche fait désormais partie du portrait des séries.

Ca ne fait que prouver une chose, une équipe a beau avoir du talent ou même en manquer, lorsque le caractère de ses «leaders» est mis de l’avant, tout peut arriver.