Patinage

Le triomphe de Hamelin, les adieux de St-Gelais

Publié | Mis à jour

Non, ce n’était pas à Hollywood, mais bel et bien à Montréal. Charles Hamelin a offert un scénario des grandes occasions en remportant à 33 ans le premier championnat mondial de son illustre carrière, dimanche, devant 4500 témoins à l’aréna Maurice-Richard.

La mairesse de Montréal peut se rassurer sur les fondations du vétuste amphithéâtre du Parc olympique. Hamelin les a testées une fois pour toutes lorsqu’il a soulevé la foule conquise à sa cause en remportant la finale du 1000 m, ce qui venait bonifier sa position de meneur au cumulatif acquise avec ses victoires de samedi au 1500 m et en finale B du 500 m.

Au bout de cette lourde commande de trois jours de courses, sa quatrième place à la super-finale du 3000 m, réservée aux huit meilleurs du classement général, est venue ensuite apposer le sceau final sur son bulletin étoilé.

«J’étais préparé à avoir des résultats comme ça, mais le faire réellement, c’est un rêve. Ça m’aura pris 15 ans à être sacré champion du monde. Une des raisons pour lesquelles je continue à patiner, c’est que je veux que ça arrive à un autre des gars, mais pas après 15 ans. Je pense que la performance que j’ai offerte va avoir motivé bien des jeunes. J’espère aussi que ça va donner envie à des jeunes de débuter dans le patin», a commenté Hamelin, qui devient le premier patineur canadien à décrocher ce titre convoité en courte piste depuis Marc Gagnon en 1998.

Carrière prolongée et justifiée

Il ne faut plus douter de sa décision annoncée la semaine dernière de repousser sa retraite. En contrôle dans l’ensemble de ses courses, il n’a jamais quitté sa zone durant le week-end. Sauf pour se laisser aller aux émotions de circonstances.

Malgré la somme des efforts, il lui restait encore de l’énergie dans les jambes durant les cérémonies. Quand l’annonceur maison a confirmé son nouveau statut de champion du monde, le joyeux barbu a sauté à une hauteur sur le podium comme s’il venait de se glisser un doigt dans une prise électrique.

«Il me manquait deux titres dans ma carrière. Un titre de champion olympique au 1000 m et un titre au cumulatif de champion du monde. Le réussir ici en direct à Montréal, je suis comme redevenu jeune. C’est clair que je ne veux pas arrêter de patiner après ça», a-t-il rappelé.

Les louanges de Marianne

Parmi les scènes de fête, on a vu Marianne St-Gelais lui réserver une étreinte durant l’un de ses tours d’honneur.

«C’était important pour moi de le faire. Malgré ce qui s’est passé dans les dernières semaines, j’avais toujours dit que j’allais être là pour lui jusqu’à la fin», a exprimé la nouvelle retraitée, en référence à leur séparation amoureuse annoncée avant les championnats.

«Je me rappelle il y a quatre ans, je l’avais serré dans mes bras parce qu’il venait de perdre son titre de champion du monde (il menait aussi au dernier jour). Je lui avais dit: "ne lâche pas, ça va arriver à un moment donné". Il mérite d’être champion du monde depuis tellement d’années. C’est un exploit qu’il vient de faire et il va demeurer un athlète exceptionnel pour moi », a-t-elle louangé.

Dans l’histoire? Bof!

Que le Québec sportif en prenne note: le monsieur vient de prendre une option sur le titre d’athlète de l’année au Québec en 2018, tous sports confondus.

«Mon but n’est pas de penser à ce que je vais devenir sur le plan sportif pour le Québec. Je veux juste faire ma "job", juste patiner, avoir du fun et inspirer les jeunes. Le succès et la renommée iront du côté que ça va aller, mais j’espère juste que les gens vont se souvenir que Charles Hamelin est un gars qui ne lâche jamais. J’ai prouvé aujourd’hui qu’à 33 ans, on n’est pas trop vieux pour gagner un titre. C’est simplement de ça que j’espère que le monde va se souvenir.» 

FAITS SAILLANTS

Super finale masculine - 3000 mètres

4. CHARLES HAMELIN (CAN) 5:04.687

- Charles Hamelin devient le premier champion mondial canadien au cumulatif depuis 1998.

________________

Super finale féminine - 3000 mètres

5. Kim Boutin (CAN)

- Kim Boutin tient derrière le mur Sud-Coréen jusqu'au dernier tour, mais les jambes manquent à la Québécoise.

________________

Finale masculine - 1000 mètres

1. CHARLES HAMELIN (CAN) 1:22.249 (Or)

5. Samuel Girard (CAN) (Disqualifié)

- Après le 1500 mètres, samedi, Charles Hamelin fait encore main basse sur l'or!

Charles Hamelin rafle encore l'or aux Championnats mondiaux de patinage de vitesse courte piste à Montréal - TVA Sports

________________

Demi-finales masculines  - 1000 mètres

Vague 2

Samuel Girard (CAN) 1:23.47 (Qualifié pour la finale A)

- Samuel Girard mène la course de bout en bout.

Vague 1

2. Charles Hamelin (CAN) 1:23.136 (Qualifié pour la finale A)

- Un adversaire chute près de Charles Hamelin au premier tour; le Québécois évite la disqualification.

Demi-finales féminines - 1000 mètres

Vague 2

5. Kim Boutin (CAN) 1:29.739 (Exclue de la finale A)

6. Marianne St-Gelais (CAN) 1:29.761 (Exclue de la finale)

- C'est la fin de la carrière indiviuelle de Marianne St-Gelais.

________________

Quarts de finale masculins  - 1000 mètres

Vague 1

1. Charles Hamelin (CAN) 1:24.542 (Qualifié pour les demi-finales)

2. Samuel Girard (CAN) 1:24.602 (Qualifié pour les demi-finales)

- Samuel Girard doit effectuer un dépassement à l'intérieure en fin de course pour assurer sa place.

Quarts de finale féminins  - 1000 mètres

Vague 2

1. Marianne St-Gelais (CAN) 1:30.47 (Qualifiée pour les demi-finales)

6. Jamie McDonald (CAN) (Disqualifiée)

- Jamie McDonald fait trébucher une adversaire et son chrono, qui lui valait la cinquième place, est annulé.

Vague 4

1. Kim Boutin (CAN) 1:29.64 (Qualifiée pour les demi-finales)

- Pas de problème pour la triple médaillée des Jeux d'hiver 2018 de Pyeongchang Kim Boutin.

________________________