Crédit : Louis Butcher

Indycar

«Mon apprentissage se poursuit»

Publié | Mis à jour

Pour la première fois depuis 2014, trois pilotes canadiens vont s’affronter à l’occasion d’une épreuve de la Série IndyCar.

La scène se déroulera samedi dans les rues de St.Petersburg, en Floride, à l’occasion de la première étape de la nouvelle saison.

Du nombre, Zachary Claman De Melo en sera à son deuxième départ à vie dans ce championnat de monoplace américain après y avoir fait ses débuts, à Sonoma, en Californie, à la fin de la saison dernière.

Âgé de 19 ans, le Montréalais participera à la première des dix courses prévues à son calendrier en 2018. Faute d’appuis financiers suffisants, il a été incapable de réunir le budget requis pour s’inscrire aux 17 épreuves de la Série.

Temps rapide

À ses premiers tours de roues à St. Petersburg vendredi, il a réalisé le 21e chrono le plus rapide (sur les 24 engagés) à l’issue des deux séances initiales d’essais libres.

«J’étais plus à l’aise en matinée, a-t-il relaté, en entrevue au Journal de Montréal. La circulation dense m’a joué des tours en après-midi et je n’ai pas pu réaliser un temps satisfaisant.»

«La voiture se comporte quand même bien, mais je sais que je peux en faire davantage.»

«Mon apprentissage se poursuit. J’ai devant moi des pilotes de renom et très expérimentés. La compétition est très forte», a affirmé celui qui est le premier Québécois depuis Alexandre Tagliani (en 2015) à prendre part à une épreuve de la Série IndyCar.

Ces pilotes réputés dont il fait mention ont notamment pour nom l’Américain Ryan Hunter-Reay et le Torontois James Hinchcliffe, qui ont réalisé les deux chronos les plus rapides de la journée.

D’autres prétendants à la victoire, Will Power, Scott Dixon et Josef Newgarden, tous titrés dans cette série, suivent dans l’ordre.

Wickens a bien fait

L’autre Canadien du plateau, Robert Wickens, transfuge de la série allemande DTM et coéquipier de Hinchcliffe, a très bien réussi lui aussi avec le septième rang, vendredi.

«Ne le lui dites pas, mais ça me dérange de le voir rouler aussi vite, a dit Hinchcliffe à propos de son compatriote. Blague à part, je ne suis pas surpris de ses résultats. Il a toujours été rapide partout où il est passé. Il n’aura aucune misère à trouver ses repères même s’il ne connaît pas la majorité des circuits.»

Après avoir porté les couleurs de Mercedes en DTM pendant six ans, Wickens a décidé de revenir en Amérique en 2018 pour renouer avec le pilotage d’une monoplace.

Hinchcliffe, Jacques Villeneuve et Alexandre Tagliani sont les trois derniers Canadiens à s’être affrontés en Série IndyCar, à l’occasion des 500 Milles d’Indianapolis, en 2014.

Élan de solidarité inédit

Dans un autre ordre d’idées, l’histoire qui suit est un autre exemple de la force et de l’efficacité des réseaux sociaux.

Son commanditaire s’étant désisté à la fin de la semaine dernière, le pilote de la Coupe NASCAR Monster Energy, Matt DiBenetto s’est retrouvé sans volant pour la course prévue demain à Phoenix.

Mais un appel à tous lancé mardi sur les médias sociaux a tout changé, si bien qu’il pourra courir ce week-end.

Du rarement vu : des adversaires ont répondu à son message, dont Kevin Harvick et Denny Hamlin, qui ont tous deux accepté de lui verser 5000 $.

Mieux encore, un commanditaire [Zynga Poker] qu’il ne connaissait pas est aussi venu à sa rescousse.

En quelques jours, l’Américain a pu réunir les fonds nécessaires (un manque à gagner d’environ 50 000 $) pour reprendre son volant au sein de l’écurie Go Fas Racing en fin de semaine.

Cette équipe, dont le copropriétaire est l’homme d’affaires québécois Alain Lord Mounir, celui qui fait aussi courir le jeune québécois Alex Labbé en Série XFinity, est financée en partie par BRP, cette entreprise de produits récréatifs établie à Valcourt.

DiBenetto est un pilote respecté en NASCAR et surtout populaire auprès de ses pairs. Rarement a-t-on assisté à un tel élan de solidarité.