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«On a accompli ce qu’on voulait» - Marc Bergevin

Jonathan Bernier

Publié | Mis à jour

Ne lui en déplaise, Max Pacioretty devra terminer la saison à Montréal. Malgré toutes les rumeurs de transactions ayant circulé à son sujet au cours des dernières semaines, le capitaine du Canadien n’a pas été échangé.

À VOIR: Tableau complet des transactions

Fidèle à son habitude, Marc Bergevin a refusé d’entrer dans les détails concernant l’intérêt des autres équipes à l’endroit de l’attaquant américain, lundi, lors d’un point de presse tenu deux heures et demie après l’heure limite des échanges dans la Ligue nationale.

«J’ai reçu des appels à propos de quelques joueurs et nous avons réussi à accomplir ce que nous avons accompli aujourd’hui», s’est-il contenté de dire sur un ton peu convaincant.

Ce qui est clair, c’est que plusieurs des homologues de Bergevin se sont manifestés. Ce dernier n’a tout simplement pas obtenu le prix souhaité. Estimant qu’il obtiendrait probablement davantage pour le vétéran de 29 ans dans les heures précédant le prochain repêchage, il a préféré prôner la patience.

Situation difficile

Le seul hic, c’est qu’il reste 20 matchs à cette saison de misère. Comment réagira Pacioretty, dont l’humeur est devenue de plus en plus massacrante au fil des dernières semaines?

«C’est certain que c’est difficile pour Max, comme pour tout autre joueur, de voir son nom circuler. Depuis un an ou deux, on entend le nom d’Alex Galchenyuk. Pourtant, il fait toujours partie de notre organisation», a rappelé Bergevin.

Exception faite de la saison écourtée par le lock-out, Pacioretty a atteint le plateau des 30 buts et des 60 points au cours des cinq dernières campagnes. Avec une récolte de 17 buts et 37 points en 61 matchs, il est loin de ce standard cette saison.

«On a eu des conversations avec Max, on le soutient. Toutefois, il y a des choses hors de notre contrôle et qui rendent la situation difficile, a mentionné Bergevin. C’est peut-être pourquoi il n’a pas une saison à la hauteur. Mais je suis sûr qu’il redeviendra le Max qu’on connaît dans les 21 [maintenant 20] derniers matchs.»

Morrow part, Reilly s’amène

Pacioretty a beau ne pas avoir été impliqué dans une transaction, Bergevin s’est tout de même montré actif. Au lendemain de celle qui a envoyé Tomas Plekanec à Toronto, il a cédé Joe Morrow aux Jets de Winnipeg en retour d’un choix de quatrième tour.

Puis, il a fait l’acquisition de Mike Reilly, en provenance du Minnesota, en échange d’un choix de cinquième tour.

Défenseur gaucher de 24 ans, Reilly a disputé 38 rencontres avec le Wild cette saison, récoltant deux buts et huit aides.

Pas droit à l’erreur

Le résultat des courses, c’est que Bergevin aura une intéressante banque de choix pour le prochain repêchage. Le directeur général du Canadien aura 10 droits de parole, dont six au cours des trois premiers tours.

Seuls les Rangers de New York, avec huit sélections, et les Red Wings de Detroit, avec six, parleront aussi souvent que le Canadien au cours des trois premières rondes.

Au patron du recrutement Trevor Timmins de jouer. Il n’a pas le droit de se tromper.

D’ailleurs, malgré les succès mitigés de Timmins au fil des ans, Bergevin croit encore qu’il est l’homme de la situation.

«On a beaucoup de jeunes qui poussent. Cette année, on a vu le progrès de [Noah] Juulsen, de [Nikita] Scherbak. On a [Artturi] Lehkonen et [Charles] Hudon. Alors, j’ai confiance que Trevor est l’homme de la situation», a indiqué le directeur général.

Sur la même longueur d’onde

Un vote de confiance identique à celui qu’il soutient avoir obtenu de la part de Geoff Molson.

«Geoff et moi, on se parle tous les jours. On s’est assis et nous avons repassé notre plan en revue et la façon dont nous allons aller de l’avant avec cette équipe. On est sur la même longueur d’onde. Nous serons là au repêchage à Dallas», a-t-il assuré.

Reste à voir si le groupe de recruteurs, le personnel affecté au développement des joueurs et les adjoints au directeur général seront encore tous en poste.