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Olympiques

Le «Wunder auf Eis» allemand

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C’est un jour historique pour le hockey allemand. Après le «Miracle on Ice» américain de 1980 contre les Soviétiques à Lake Placid, la nation européenne, tombeuse plus qu’inattendue du Canada en demi-finales des Jeux olympiques d’hiver 2018 de Pyeongchang, a son propre «Wunder auf Eis».

Les Allemands disputeront leur première finale olympique où ils retrouveront dimanche les athlètes olympiques de Russie, qui de leur côté n'avaient plus atteint ce stade de la compétition depuis 20 ans. Les Russes ont les faveurs des pronostics mais, comme on le sait désormais, tout est possible en l’absence des vedettes de la Ligue nationale de hockey (LNH).

L’Agence France-Presse a recueilli les commentaires des vainqueurs allemands après leur improbable triomphe.

«Oh! mon Dieu, je suis sans voix! Je ne sais pas quoi dire, c'est irréel pour moi pour le moment. On est sûr d'avoir une médaille, c'est incroyable», s'est exclamé le défenseur Frank Hordler à sa sortie de la glace.

«Pour le moment je ne réalise pas, ajoutait l'attaquant Patrick Hager. On a accompli tellement de travail, fait tellement d'efforts dans tous nos matchs... ça me donne la chair de poule. Juste le fait de se dire que je vais jouer pour une médaille d'or dans une finale olympique, pour nous c'est la plus grande chose que l'on peut accomplir.»

L'Allemagne avait remporté la médaille de bronze en 1932 à Lake Placid, et l'Allemagne de l'Ouest a empoché le bronze en 1976 à Innsbruck, seules médailles olympiques du pays dans ce sport.

Le Canada, pays du hockey, gardera de son côté un mauvais souvenir des Jeux de Pyeongchang, où l'équipe féminine, quadruple tenante du titre, a également été battue jeudi par sa rivale américaine en finale.

«Ils étaient meilleurs ce soir, a regretté l'attaquant canadien Rob Klinkhammer, un ancien de la LNH. On n'a pas d'excuses, on doit être prêt pour de tels matches. C'était l'un des plus gros matchs de notre vie et nous n'avions aucune raison de ne pas être prêts. Bravo à eux.»