Montreal Canadiens v Nashville Predators

Crédit : AFP

LNH

Répercussions des transactions

Répercussions des transactions

Michel Godbout

Publié 22 février 2018
Mis à jour 22 février 2018

Petr Mrazek à Philadelphie.

Nick Holden acquis par les Bruins.

Michal Kempny quitte Chicago pour Washington.

Jakub Jerabek poursuivra lui aussi sa carrière dans la ville de Trump.

Darcy Kuemper quitte Los Angeles, Tobias Rieder et Scott Wedgwood s’y retrouvent.

Sans oublier Erik Gudbranson qui s’est forcément retiré du marché des transactions en paraphant une entente de 12 millions $ pour trois autres saisons à Vancouver.

Tout s'est activé depuis dimanche et c’est loin d’être terminé.

Ce sont donc les premières véritables salves dans cette guerre hors glace que se livrent les 31 équipes de la LNH. Celles qui veulent se renforcer pour les séries et celles qui veulent se préparer un avenir meilleur.

Mais comme plusieurs directeurs généraux répètent sans cesse, il y a plusieurs erreurs qui sont commises d’ici la date limite des transactions.

L’une d’elles est sans doute le contrat octroyé à Erik Gudbranson. Je ne veux rien enlever à ce dernier, dont on dit beaucoup de bien, mais constatons les faits.

Quatre millions de dollars par campagne pour trois ans, c’est beaucoup d’argent pour un défenseur qui se blesse à répétition. Ce gaillard de 26 ans n’a jamais disputé une seule saison complète dans la LNH depuis qu’il y a accédé en 2011.

En 381 matchs, il a cumulé 14 buts, 39 mentions d’aides et affiche un différentiel cumulatif de moins -66!!! Je comprends qu’il n’a pas joué avec les meilleures éditions des Panthers et des Canucks, mais quand même!

Une moyenne de -9 par saison ça vaut 4 millions?

Oui!

Pourquoi?

Grâce à des gars comme Karl Alzner, car des mauvais contrats comme le sien font des petits.

La preuve c’est que le contrat que lui a été consentit cet été par Marc Bergevin a pavé la voie à des ententes comme celle signée par Gudbranson.

Imaginez maintenant l’impact de ces deux contrats sur ceux qui viendront. John Carlson doit s’en lécher les babines.

Les Capitals et d’autres formations pas mal moins...

C’est là que repose le grand danger de ce marché des transactions. Plus on s'approche de la date fatidique du 26 février, plus certaines équipes devront payer le gros prix pour profiter de leur fameuse fenêtre afin d’ajouter la pièce manquante pour remporter la coupe Stanley.

Mais ce prix n'est parfois pas le meilleur. Il n'est pas rare de voir un directeur général trop payer pour un joueur qui n’en vaut pas autant. D’ici la date limite des transactions, ce n’est pas tant les dollars qui seront en jeu que les joueurs et les choix qu’on choisira de s’échanger. Mais en fin de compte, chaque joueur a son prix. Gare à ceux qui verront ce dernier se gonfler artificiellement par la pression d’une date limite.