Jeux olympiques de PyeongChang

Photo : Marianne St-Gelais (droite) et Kim Boutin à Pyeongchang. Crédit : Didier Debusschère / JdeQ

Olympiques

Les regrets de Marianne St-Gelais

Sportcom

Publié | Mis à jour

Kim Boutin a décroché jeudi soir sa troisième médaille individuelle des Jeux olympiques de Pyeongchang. Sur le côté de la patinoire, résignée de devoir quitter la Corée du Sud les mains vides, Marianne St-Gelais a été témoin de l’ascension de cette nouvelle étoile.

À son ultime tentative de monter sur le podium, l’athlète de Saint-Félicien a vu son chemin s’arrêter en quart de finale du 1000 mètres après avoir fini troisième de sa course. Seules les deux premières obtenaient leur laissez-passer pour la ronde suivante.

«C’est sûr que je suis extrêmement déçue, a soufflé St-Gelais avant d’éclater en sanglots. C’était important pour toute la durée des Jeux que je reste concentrée pour les prochaines épreuves, mais c’est maintenant terminé. Je n’ai plus rien sur quoi m’accrocher dans l’immédiat et les nerfs lâchent», s’est-elle excusée.

À ses troisièmes et derniers Jeux olympiques, St-Gelais avait des attentes à la hauteur de ses capacités : atteindre les finales et même espérer un podium. «C’était ma dernière occasion de briller et de faire les choses en grand.»

«Je savais très bien ce que j’étais capable de faire, a-t-elle poursuivi. J’ai un petit côté sentimental et un petit côté nostalgique qui embarquent. J’étais prête, je n’ai rien laissé au hasard et je me suis préparée pour tout plein de choses. Finalement, il n’y a rien qui s’est passé comme je le voulais. »

Un sort différent

St-Gelais et Boutin faisaient toutes deux partie de la même course de quart de finale du 1000 m. Les deux patineuses se sont retrouvées en tête de course, mais la Sud-Coréenne Kim Alang s’est invitée à la fête et a réussi à se placer entre les Québécoises, reléguant St-Gelais au troisième échelon.

«Le plan était que la Sud-Coréenne ne réussisse pas à se faufiler, parce que je savais que ça allait être difficile de la dépasser. J’ai pris des décisions qui n’étaient pas mauvaises, mais il fallait que je sois plus solide que ça. Elle a été meilleure que moi dans cette course-là.»

Lorsqu’elle a franchi la ligne d’arrivée au premier rang, Boutin a jeté un regard derrière elle, espérant que celle qui la suivait était sa coéquipière.

«J’ai fait plusieurs courses avec elle et j’aurais aimé qu’elle soit avec moi pour la finale. Ce sont des choses qui arrivent, mais Marianne reste une athlète extraordinaire», a mentionné celle qui est devenue la première athlète du pays à remporter trois médailles individuelles à de mêmes Jeux olympiques en patinage de vitesse courte piste.

Marianne St-Gelais n’était peut-être pas des finales olympiques cette semaine, mais elle s’est tout de même sentie privilégiée de pouvoir voir de près les succès de Boutin. « Je suis super contente de le vivre avec elle. Ça ne met pas un baume [sur mes performances], car je venais aussi chercher des trucs et je voulais performer pour moi, mais je suis quand même capable d’éprouver de la satisfaction et d’être contente pour elle.»