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Crédit : Ben Pelosse / JdeM

Olympiques

La porte s'ouvre

Publié | Mis à jour

Le Canada en a eu plein les bras contre la Finlande, mais les représentants de l’unifolié sont parvenus à se qualifier pour la demi-finale des Jeux de Pyeongchang avec une victoire de 1 à 0. Toutefois, ils ont eu une petite surprise lorsqu’ils ont connu l’identité de leurs prochains adversaires.

En effet, les hommes de Willie Desjardins se mesureront à l’Allemagne, qui a causé une surprise de taille en battant la Suède au compte de 4 à 3 en prolongation. Un scénario que peu d’observateurs avaient prédit avant le début des Jeux olympiques.

Toutefois, lorsqu’on regarde la formation allemande de plus près, c’était un peu plus prévisible. Tous ses membres évoluent actuellement dans la DEL (Deutsche Eishockey Liga), l’une des ligues les plus relevées en Europe.

De plus, quelques-uns d’entre eux ont déjà joué dans la LNH pendant quelques saisons. C’est notamment le cas du défenseur Christian Ehrhoff et de l’attaquant Marcel Goc, qui sont les piliers de ce groupe.

Ce qui est ironique avec le parcours de l’Allemagne, c’est qu’elle est parvenue à se qualifier pour les quarts de finale après avoir montré une fiche d’une victoire en prolongation et deux revers en phase préliminaire.

L’entraîneur prudent

Le Canada ne peut donc pas faire l’erreur de prendre l’équipe cendrillon des JO à la légère. Et l’entraîneur-chef Willie Desjardins est bien au fait de ce danger.

«Je ne suis pas surpris de la victoire de l’Allemagne, car elle a de très bons joueurs, a-t-il mentionné quelques minutes après le gain des siens contre la Finlande. Les Allemands arriveront gonflés à bloc contre nous et ils vont tout donner.

«Je connais bien leur ligue et quelques joueurs de cette formation. Ils ont du succès avec ce groupe lors du championnat du monde et ils ont de l’expérience dans les compétitions de haut niveau.»

Cependant, il serait surprenant que ce duel soulève les passions chez les amateurs. La rivalité entre le Canada et l’Allemagne est inexistante en raison de la domination canadienne au fil des décennies. Par contre, l’enjeu sera au rendez-vous : une victoire et c’est une médaille assurée.

Éloges pour Noreau

Le nom de Maxim Noreau – il inscrit le seul but du Canada mercredi – était sur toutes les lèvres après la victoire contre la Finlande. Le défenseur québécois est une révélation pour plusieurs journalistes nord-américains en raison de sa mobilité et son puissant tir.

Son coéquipier Maxim Lapierre n’est pas surpris de ses succès.

«Son lancer est incroyable. Il a un boulet de canon, a mentionné l’attaquant. Les joueurs qui ont évolué avec lui dans les rangs juniors ou chez les pros le savent.

«J’ai l’occasion de l’affronter en Suisse, car je joue à Lugano et lui à Berne. Ce ne sont pas des lancers qui sont faciles à bloquer.»

Avec le type de prestation qu’il livre en Corée du Sud, il ne serait pas surprenant qu’une équipe de la LNH l’approche après les Olympiques. Il mérite une deuxième chance dans le circuit Bettman.

«C’est une question de timing. Parfois, tu arrives dans une équipe et ce sont les contrats qui déterminent la composition d’une formation. Maxim a toujours travaillé et il mérite ce qui lui arrive», a précisé Lapierre.