LNH

Ovechkin champion par défaut, Fleury vole la vedette

Publié | Mis à jour

Depuis 2007, l’épreuve du tir le plus puissant n’avait couronné que deux champions : Zdeno Chara et Shea Weber. En l’absence des deux défenseurs, le titre était donc vacant.

Des cinq candidats en lice, Steven Stamkos et P.K. Subban étaient établis favoris. Ils étaient les deux seuls à avoir déjà franchi la marque des 100 mph. En 2016, à Nashville, le capitaine du Lightning avait atteint les 103,9 mph, alors que celui qui portait à ce moment les couleurs du Canadien avait décoché un tir de 102,3 mph. Finalement, ni l’un ni l’autre n’est parvenu à fracasser cette barrière.

«Sans Weber et Chara, je savais que la porte était ouverte. J’aurais aimé l’emporter, mais je ne suis pas déçu. J’ai frôlé les 100 mph », a déclaré Subban à son retour au vestiaire.

Le seul à y parvenir fut Alex Ovechkin avec une frappe de 101,3 mph. Le tsar a remporté le titre, mais son lancer n’est pas passé près de battre le record de 108,8 mph que détient Chara depuis 2012.

«C’est plaisant de remporter cette épreuve. Mais je sais que si Weber ou Chara avaient été présents, ça n’aurait même pas valu la peine de m’essayer», a reconnu Ovechkin.

D’ailleurs, le dernier attaquant à avoir mis la main sur cette épreuve était Sergei Fedorov, en 2002.

McDavid, la fusée

Dans l’autre épreuve attendue, Connor McDavid a, sans surprise, défendu son titre de patineur le plus rapide. Il a effectué son tour de patinoire en 13,454 secondes. L’an dernier, la vedette des Oilers avait été sacrée championne avec un tour de 13,310 secondes.

Mention spéciale à Brayden Point. Invité à la dernière minute pour remplacer son coéquipier blessé, Victor Hedman, l’attaquant du Lightning, a bouclé son parcours en 13,579 secondes.

«J’ai perdu pied quelque peu au départ, mais je suis parvenu à me ressaisir. Je me suis repris derrière les filets. Les croisements pour favoriser l’accélération sont la clé. C’est là-dessus que je me suis attardé», a expliqué MacDavid.

Fleury vole la vedette... et Rinne

Carey Price n’a participé à aucune épreuve. À l’instar de Braden Holtby et de Mike Smith, il s’est contenté du rôle de spectateur lors de l’épreuve des arrêts consécutifs, une nouveauté de cette année, mettant en vedette les gardiens.

Ils ont vu Marc-André Fleury stopper 14 adversaires de suite, un de plus que Pekka Rinne.

«Lorsque j’ai vu Pekka monter jusqu’à 13, je ne croyais pas qu’il serait possible de le rejoindre. Quand je suis retourné au banc après mon tour, il m’a regardé en riant et m’a dit: ’’Toi, mon maudit !’’»

Parmi ses 14 arrêts, celui de la mitaine aux dépenses de Point, alors qu’il effectuait une roulade, valait à lui seul le prix d’entrée.

«Les gens paient pour venir ici, alors je voulais leur donner un petit quelque chose. Par chance, ç’a fonctionné», a lancé le gardien, qui a reçu une belle ovation de la foule tout au long de la soirée.

Le compas dans l’œil

Dans les trois autres épreuves au programme, Johnny Gaudreau a eu le meilleur lors de la course à relais avec contrôle de la rondelle. Pour sa part, Brock Boeser s’est montré le tireur le plus précis.

Enfin, Alex Pietrangelo s’est montré le plus habile dans la précision de ses passes.

Un parcours qui a donné du fil à retordre à Drew Doughty, qui a finalement décidé de ne pas compléter l’épreuve, et à Claude Giroux, qui a perdu un temps précieux dans la première portion.

«Ce n’était pas amusant», a déclaré le capitaine des Flyers lorsque l’animateur de foule lui a demandé comment il se sentait en tentant désespérément d’atteindre les cibles.