Nicolas Deslauriers

Photo : Nicolas Deslauriers Crédit : AFP

Canadiens de Montréal

Nicolas Deslauriers démontre toute son importance

Nicolas Deslauriers démontre toute son importance

Patrick Lalime

Publié 24 janvier 2018
Mis à jour 24 janvier 2018

L’effet Deslauriers continue de se faire sentir à Montréal.

J’aime beaucoup ce que je vois de lui depuis qu’il s’est amené en renfort avec les Canadiens à la mi-novembre.

C’est la belle histoire des derniers mois. Deslauriers constitue l’un des seuls points positifs chez le CH ces temps-ci.

Avant son rappel, j’avais justement écrit que je souhaitais voir un gars de caractère comme lui avec les Canadiens.

Depuis son arrivée, je n’ai que de bonnes choses à dire à son sujet.

J’aime voir des joueurs comme lui qui connaissent leur rôle dans une équipe et sur qui tu peux compter soir après soir. Comme un bon vieux disque que tu écoutes en boucle, tu sais toujours à quoi t’attendre de sa part.

Il est déjà rendu à sept buts en 28 matchs. Compte tenu de cette production, il aurait pu être tenté de changer sa façon de jouer, mais il est demeuré le même. Qu’il joue sur le quatrième ou sur le premier trio, il continue de bien performer.

Il crée des étincelles partout où il passe. Cela démontre sa grande importance auprès de ses coéquipiers.

J’ai déjà côtoyé des joueurs semblables, mais qui avaient parfois tendance à écoper de mauvaises pénalités ou à penser subitement qu’ils étaient devenus des marqueurs naturels. Ce n’est pas le cas de Deslauriers, qui est resté humble et honnête.

J’imagine que c’est de l’or en barre pour un entraîneur. Tous les entraîneurs veulent des joueurs qui connaissent leur rôle et qui mettent les efforts à chaque présence sur la patinoire.

Il me fait penser à Steve Bégin, un joueur que j’ai toujours apprécié.

«Tout le monde a fait le travail»

Par ailleurs, j’ai adoré le match de mardi contre l’Avalanche.

Les Canadiens ont été efficaces sur les unités spéciales, particulièrement en désavantage numérique, où ils ont été parfaits en quatre occasions.

J’ai apprécié leur façon de contrôler la rapidité de l’Avalanche, qui n’avait pas de marge de manœuvre en zone neutre.

Quand tu accordes seulement 12 tirs à l’adversaire dans les deux premières périodes et que c’est Carey Price qui garde le filet, tes chances de gagner sont excellentes.

Ce n’est pas toujours facile pour un gardien de recevoir si peu de lancers, mais Carey s’en est très bien sorti. Il a joué avec efficacité et confiance.

En plus du premier trio (Deslauriers, Jonathan Drouin, Alex Galchenyuk), qui a été dominant, tous les joueurs ont fait le travail sur la glace.