Ballou Tabla

Photo : Ballou Tabla Crédit : Dominic Chan / Agence QMI

Impact de Montréal

Ballou Tabla est-il parti trop tôt?

Ballou Tabla est-il parti trop tôt?

Fréderic Lord

Publié 23 janvier 2018
Mis à jour 23 janvier 2018

Mardi, à la première journée du camp de l’Impact, Adam Braz a confirmé ce qu’on anticipait depuis un moment déjà : Ballou s’en va.

Du point de vue du joueur, la nouvelle a de quoi réjouir. Sa tête était en Europe depuis septembre au moins et nombre de sources au fait du transfert nous parlent «d’un excellent club pour sa progression» et «d’un bon tremplin pour la suite» (NDLR : On a confirmé plus tard qu’il s’envolerait vers Barcelone).

Mais est-ce que le club y trouve son compte?

Certes, il accommode une de ses pépites, le joueur le plus talentueux à sortir jusqu’ici de son Académie. Mais qu’est-ce que ça aurait été s’il avait connu une saison dominante avec le XI montréalais!?! Sous les conseils de Rémi Garde, aurait-il pu marquer une dizaine de buts? Chaque but aurait sûrement eu son impact (sic) dans le cœur des partisans et dans la vente de billets.

Toujours en point de presse, Braz a souligné que ce départ enverrait «un message» aux jeunes de l’Académie en faisant entrevoir les possibilités qui existent au-delà de la première équipe.

Mais est-ce que le bon exemple est donné? Ballou a forcé la main à la direction pour un transfert prématuré, ruinant dans son sillage une moitié de saison. Visiblement, ça a valu la peine.

Pour beaucoup, il est aussi l’exception qui confirme la règle : les joueurs de 18 ans ont très peu de chances de jouer régulièrement en MLS. Et comme Ottawa ne semble pas enclin à faire jouer les jeunes du bleu-blanc-noir... Le message à tirer de ce transfert n’est pas plutôt pour la direction?

Bref, Ballou part rapidement. Ça va dans le sens de sa carrière jusqu’ici, où il aura à chaque fois sauté des étapes.

Le bon message

D’un point de vue monétaire, il est difficile d’évaluer si le bleu-blanc-noir aurait fait plus d’argent après une saison remplie de succès pour le jeune Québéco-Ivoirien.

Les montants suggérés pour les transferts de Jack Harrison (4,5M$ vers Stoke) et de Cyle Larin, des joueurs avérés en MLS, nous laissent croire que la différence n’aurait pas été énorme.

Ceci dit, il faut souligner que Ballou a déjà choisi l’Impact plus tôt dans sa carrière. Au moment de s’engager avec l’Académie, le Toronto FC lui offrait un montant d’argent pour s’offrir ses services. Même les gens de l’Association canadienne de soccer lui conseillaient de s’engager avec les Reds.

Il a plutôt choisi Montréal pour la proximité et pour la langue.

Ce choix aura finalement payé. De ce point de vue, c’est le bon message qui est envoyé.

(Un texte écrit par Frédéric Lord)