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Crédit : AFP

MLB

MLB : pourquoi ça ne bouge pas?

MLB : pourquoi ça ne bouge pas?

Sylvain Rondeau

Publié 22 décembre 2017
Mis à jour 22 décembre 2017

Qui dit saison morte, et ce peu importe le sport professionnel, dit souvent mouvement de personnel. Le baseball ne fait pas exception, mais 2017 s'avère plutôt très tranquille présentement.

La nouvelle convention collective pourrait bien expliquer ce calme inhabituel à ce temps-ci de l'année.

Avec les nouvelles règles, les équipes qui surpassent le «plafond salarial virtuel» vont se voir imposer des pénalités encore plus salées. Je vous explique rapidement.

Cette saison, le «plafond» se situe à 197 millions $, alors, les équipes qui dépasseront ce montant pour la première fois devront payer une taxe de luxe qui représente 20% de la totalité de leur masse salariale. La pénalité passe à 30% pour la deuxième fois et pour une troisième saison consécutive et plus, la pénalité est de 50%.

Ça, les équipes s’y sont habituées avec les années et ça n'a pas empêché les Dodgers, Yankees, Red Sox, Nationals et compagnie de largement dépasser le «plafond salarial virtuel» et payer cette taxe de luxe. Sauf qu'à partir de 2018 il s'ajoute maintenant une surcharge.

Si votre masse salariale surpasse le plafond de 20 à 40 millions, vous devrez verser un autre 12 % supplémentaire et si une équipe perd le contrôle et dépasse de 40 millions, la pénalité passe à 45 %.

Prenons les Dodgers à titre d'exemple.

Masses salariales :

2015 : 306 M$

2016 : 279 M$

2017 : 265 M$

Donc, les Dodgers ont passé au moins les trois dernières saisons au-dessus du «plafond salarial virtuel», alors en vertu des nouvelles règles, si ceux-ci dépassent encore le 197 M$ cette saison, ils devraient payer une taxe de luxe de 50 % et ajouter à cela un autre 45 % puisque le montant surpasserait d'au moins 40 millions $. À cela s'ajoute même des pénalités au niveau du repêchage.

Alors si on prend le 306 millions de 2015, les Dodgers devraient verser un total de 291 millions de dollars en pénalité seulement. C'est tout de même un budget de 597 millions de dollars pour une seule saison.

Coïncidence ou non, la masse salariale des Dodgers se situe présentement à 157 M$ avec quelques joueurs qui verront leur salaire décidé en arbitrage. Le montant final ne devrait donc pas être très loin des 197 M$. Même chose pour les Yankees, les Giants, les Red Sox et les Nationals qui ne se sont pas lancés dans les signatures intensives de joueurs autonomes alors que le marché se veut pourtant compétitif avec plusieurs joueurs de haut niveau.

À titre comparatif, l'an dernier à pareille date, déjà 191 joueurs autonomes avaient signé une nouvelle entente, dont plusieurs gros noms tels Aroldis Chapman avec les Yankees, Yoenis Cespedes avec les Mets, Carlos Beltran avec les Astros, Dexter Fowler avec les Cardinals, Justin Turner avec les Dodgers. Même les Blue Jays avaient déjà embauché Kendrys Morales et Steve Pearce.

Cette saison, avant la pause de Noël, seulement 93 joueurs se sont entendus avec leur nouvelle équipe et bien peu de gros noms outre Carlos Santana avec les Phillies et Shohei Ohtani avec les Angels, qui lui, a eu droit à un statut particulier.

Les joueurs devront-ils diminuer leurs attentes salariales à l'approche des camps d'entraînement s’ils n'ont pas trouvé preneur? Le mois de janvier devrait nous en dire davantage.

Au moins, nous avons pu voir plusieurs changements par voie de transactions, dont Giancarlo Stanton, Marcell Ozuna, Ian Kinsler, Evan Longoria, Matt Kemp et Chase Headley, qui auront droit à un nouveau départ.