Canadiens de Montréal

Claude Julien ramène ses joueurs à l’ordre

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Pour le Canadien de Montréal, les visites au Scotiabank Saddledome s’avèrent rarement agréables et ça n’a rien à voir avec la désuétude de l’amphithéâtre que les Flames de Calgary tentent désespérément de remplacer depuis plusieurs années.

Fort d’une rare victoire à Vancouver, le Canadien tentera vendredi soir de vaincre d’autres de ses coriaces démons dans l’Ouest canadien. Depuis 2003, Montréal ne revendique que deux victoires en dix matchs dans la contrée des Flames.

La victoire de 6-2 enregistrée le 30 octobre 2015 a été la seule durant cette séquence noire à survenir en temps régulier. Et le Tricolore y a inscrit plus trois buts à seulement deux reprises.

La donne est un peu meilleure, mais guère plus réjouissante à Edmonton, où le Canadien posera ses valises samedi. Il présente un dossier de 5-8-2 depuis 2000 dans la capitale albertaine.

Mais signe que le passé n’est pas garant de l’avenir, les hommes de Claude Julien viennent de battre les Canucks à Vancouver, où ils n’avaient remporté que quatre de leurs 14 précédents efforts.

«On peut ramener le passé ou on peut parler du présent et dire qu’on doit jouer d’une certaine façon pour connaître du succès ici. C’est une bonne équipe qui joue du hockey dur, pesant, et qui patine bien. Les choses changent et tu vas finir par en gagner une. Tu espères toujours que ce sera le prochain match», a commenté l’entraîneur-chef Claude Julien.

Intensité à l’entraînement

Même si chaque match actuellement est crucial pour le Canadien, Julien a dû ramener ses ouailles à l’ordre à deux reprises au début de l’entraînement au Saddledome, en ponctuant son discours de quelques jurons dans la langue de Shakespeare.

Par la suite, ses joueurs ont affiché l’intensité désirée, voire plus. Un brin de brasse-camarade a même éclaté entre Joe Morrow et Andrew Shaw dans ce qui n’avait rien d’un échange de cadeaux.

«C’est la première fois que je vois ça!, a lancé Julien en tournant l’incident mineur à la blague. Ça n’exprime absolument rien de mauvais. C’est même bien de voir les gars au moins exprimer de la passion. Ces choses-là, on n’en fait pas grand cas», a-t-il continué.

Même constat du côté de Carey Price. «Ça fait partie du jeu. C’est tout ce que j’ai à dire là-dessus», a tranché le gardien.

Lernout en uniforme?

Morrow aurait-il pris les mouches, sachant que Brett Lernout, rappelé la veille, pourrait lui voler du temps de jeu? Pour l’instant, Julien n’a pas confirmé son intention d’utiliser celui qui a disputé 30 matchs dans la Ligue américaine, avec le Rocket de Laval.

Le principal intéressé s’est dit prêt à en découdre pour tenter de faire sa place.

«C’est très important de bien agir chaque fois que tu te retrouves avec le grand club. Mon jeu défensif est vraiment meilleur que ce qu’il était en début de saison. Je joue autour de 20 minutes par match à Laval et ça aide pour ma confiance», a-t-il affirmé.

Pour se sortir de son marasme en Alberta, le Canadien aura avant tout besoin de la contribution offensive du nouveau trio de Max Pacioretty, Jonathan Drouin et Paul Byron. Les trois attaquants ont généré plusieurs étincelles lors du dernier match, n’inscrivant qu’un seul but.

«Notre trio a obtenu plusieurs chances et il faut continuer d’en obtenir. On peut bien parler de mieux jouer défensivement, mais notre rôle demeure de produire à l’attaque», a convenu Pacioretty.

Julien attend toujours le feu vert des médecins pour renvoyer Artturi Lehkonen dans la mêlée. Chez les Flames, le défenseur Travis Hamonic ratera le rendez-vous et Jaromir Jagr est un cas incertain.