Crédit : Pierre-Paul Poulin / Le Journal

LNH

La parité et son impact

La parité et son impact

Michel Godbout

Publié 27 novembre 2017
Mis à jour 27 novembre 2017

Lorsque les Coyotes débarquent à Montréal, Ottawa et Toronto et qu’ils se sauvent avec trois victoires, je crois que nous pouvons dire qu'il existe une certaine parité dans la LNH.

Parité dans le sens qu’il n’y a pas de match donné, de victoire assurée. Chacune des 31 équipes a la capacité de gagner chaque soir. Le faire avec régularité, c'est une autre histoire et c’est ce qui distingue les bonnes équipes des moins bonnes. D’où la présence de ces mêmes Coyotes au dernier rang du circuit.

À bien regarder le classement après un peu plus d'une vingtaine de matchs joués, 28 équipes sont toujours dans la course pour accéder à la danse du printemps. Cela dit, certaines courses seront évidemment plus ardues que d’autres.

Et les Canadiens dans tout ça?

On ne cesse de nous casser les oreilles avec le fait que les Canadiens doivent jouer pour plus de ,600 pour accéder aux séries éliminatoires. Mais ce chiffre ne tient jamais compte du dossier des autres équipes.

Qu’on se le tienne pour dit, les autres formations connaîtront elles aussi des passages à vide, parlez-en aux Sénateurs. Et ladite parité pourrait aussi jouer en faveur des hommes de Claude Julien. Si Carey Price joue comme il l'a fait contre les Sabres et les Blue Jackets, il n'est pas impossible que le CH prenne la mesure d'équipes comme Tampa ou Toronto.

Un coup d’œil au classement nous démontre clairement la parité qui existe au sein de la LNH. Avant les matchs de lundi, il n’y a que deux maigres points d’écart entre les Canadiens (23) et les Red Wings (25).

Dans l’Ouest, la situation est analogue : Anaheim (24) n’a que trois points à combler pour rattraper Calgary (27) afin d’accéder au statut d’équipe repêchée.

Pas de panique

Tout ça pour dire qu’il ne faut pas appuyer sur le bouton panique lorsque vous regardez le classement et que vous voyez votre équipe hors du portrait des séries. À moins que vous soyez partisan des Coyotes ou de Buffalo, les autres formations ont encore des chances de jouer au-delà des 82 matchs.

Après tout, c’est ce qu’ont toujours voulu les grands bonzes de la LNH, car la parité conserve l’intérêt d’une majorité de partisans jusqu’au tout dernier match de la saison. 

Évidemment, le portrait actuel risque de changer au cours des 20 prochaines rencontres. Il faudra donc réviser la liste des prétendants aux séries. Mais chose certaine, pour l'amateur de hockey, contrairement aux partisans d'une seule équipe, la parité est palpitante.