Crédit : Martin Chevalier / JdeM

Canadiens de Montréal

Marc Bergevin doit sortir les Canadiens du bourbier

Marc Bergevin doit sortir les Canadiens du bourbier

Louis Jean

Publié 20 novembre 2017
Mis à jour 20 novembre 2017

Les partisans sont en furie. Les joueurs sont frustrés et cherchent des solutions.

Claude Julien a utilisé le mot «embarrassant» pour décrire une performance de son équipe. De son côté, Marc Bergevin soutient ne pas avoir dormi après la défaite contre les Coyotes, jeudi dernier.

À l'émission «Dave Morissette en direct» samedi soir, après un écrasant revers de 6-0 contre les Maple Leafs, on parlait d'une contre-performance honteuse.

Alors que l'hiver est à nos portes, les Canadiens traversent une tempête. Bon nombre de partisans ne voient qu'un gros nuage noir au-dessus de l'équipe. Les chances de faire les séries sont minces. Il est difficile d'être optimiste après un premier quart de saison, disons, difficile.

  • 27e au classement général
  • 29e en terme de différentiel de buts
  • 30e buts/match
  • 29e buts contre/match
  • 29e supériorité numérique
  • 28e désavantage numérique

Ce n'est donc pas un hasard que le CH éprouve autant de difficultés.

Il n'y a rien de plus facile que d'être un «Monday Morning Quarterback» et de critiquer les résultats de l'équipe. On peut toutefois se demander si le Tricolore serait aussi «fragile» s'il n'avait pas perdu ses deux Russes, Andrei Markov et Alexander Radulov.

Au-delà des statistiques, à pareille date l'an dernier, Markov était probablement le meilleur défenseur du CH. Son absence fait extrêmement mal. Il n'a pas été remplacé. Radulov, lui, est un joueur qui peut tout faire basculer avec une seule action.  Il peut à lui seul changer l'allure d'un match. 

L'autre réalité qui me frappe aux yeux est que, présentement, l'équipe continue de trop se fier à Carey Price. S'il n'est pas là et s'il ne fait pas de miracles, c'est difficile pour l'équipe. Les chances de gagner du CH passent d'abord et avant tout par Price. Que vous aimiez ou non sa prolongation de contrat, s'il joue à la hauteur de ses habilités, l'équipe peut rivaliser avec ses adversaires. S'il est juste ordinaire comme c'était le cas avant qu'il ne se blesse, l'équipe l'est aussi.

Je tiens à mettre une chose au clair parce que c'est la réalité. Les joueurs ont les succès de l'équipe à coeur. Je vous assure que ce qui se passe actuellement les gruge à l'intérieur. Même chose pour Julien et Bergevin. Ils veulent gagner. Ils font TOUT pour gagner.

Mais le grand patron, c'est Marc Bergevin. Il parle continuellement d'une culture d'imputabilité. C'est lui qui doit sortir le Canadien du bourbier. Il n'est pas parfait. Il s'est trompé dans l'évaluation de certains joueurs. Il a mal jugé l'impact du départ de certains autres.

Peut-être que le retour de Price dans les parages de l'équipe va venir colmater certaines brèches.

Cependant, ce n'est pas la première fois que l'équipe s'écroule avec ou sans Price. Il y a des carences importantes. Le directeur général de l'équipe le sait. Il a plusieurs millions de dollars à sa disposition pour améliorer l'équipe. La balle est dans son camp. Espérons tout simplement qu'il n'est pas trop tard pour sauver la saison.