DM coupe vanier-01

Crédit : Daniel Mallard/Agence QMI

Football universitaire RSEQ

La Coupe Mitchell et les Dinos de Calgary en chiffres

La Coupe Mitchell et les Dinos de Calgary en chiffres

Charles-Antoine Sinotte

Publié 17 novembre 2017
Mis à jour 17 novembre 2017

Si la saison régulière nous a parfois laissés sur notre appétit, les éliminatoires au football universitaire donnent toujours lieu à un gros spectacle. Les matchs de demi-finales canadiennes, qui auront lieu ce weekend, continueront assurément dans la même veine. La beauté des matchs nationaux est qu’on voit d’autres équipes, d’autres joueurs et surtout d’autres histoires.

En prévision de la Coupe Mitchell, voici ce que vous devez savoir sur les adversaires du Rouge et Or :

  1. Les 2 entraîneurs-chefs, Glen Constantin et Wayne Harris ont tous deux remporté le titre d’entraîneur de l’année dans leur conférence. Ils sont donc en lice pour l’honneur national. À eux deux, ils possèdent 14 présences en finale canadienne. L’enjeu de demain : une 15e.

 

  1. Les Dinos ont placé 7 joueurs sur l’équipe d’étoiles de la conférence de l’Ouest, 2 en attaque et 5 en défense. C’est le deuxième plus haut total derrière UBC. Au Québec, le Rouge et Or compte sur 10 joueurs étoilés.

 

  1. Le quart-arrière partant des Dinos est Montréalais. En effet, Adam Sinagra, a gradué en 2016 du CEGEP John Abbott dans le West Island. À sa première année à Calgary l’an passé, il a été partant pour une partie de la saison et pour trois quarts lors de la Coupe Vanier suite aux blessures du quart régulier. Cette année, il a mené son équipe à une fiche de 7 victoires et une défaite en lançant 18 passes de touchés (Hugo Richard en a eu 11 en comparaison).

 

  1. La portion québécoise du recrutement des Dinos est assurée principalement par deux entraîneurs qui ont grandi à Montréal. L’assistant entraîneur-chef et coordonnateur offensif Ryan Sheahan a lui-même évolué au CEGEP John Abbott alors que son père Pat (actuel entraîneur-chef à Queen’s) était à l’emploi des Stingers de Concordia. Le second est Jabari Arthur, entraîneur des receveurs qui est à sa première année de coaching. L’ancien quart-arrière vedette des Cheetahs du CEGEP Vanier à Montréal a connu une impressionnante carrière professionnelle après un séjour à Akron dans la NCAA. Il a débuté avec les Chiefs de Kansas City avant de revenir au Canada et connaître une carrière de huit saisons comme receveur dans la LCF.

 

  1. En deux matchs éliminatoires, l’attaque des Dinos a produit 83 points (39 et 44). Sinagra a 800 verges aériennes en 2 rencontres avec 5 majeurs contre 1 interceptions.

 

  1. À l’inverse, la défense albertaine a été très poreuse, allouant 65 points, et plus de 500 verges en moyenne à l’adversaire. À titre de comparaison, la défense de Laval a été la plus hermétique au pays en après-saison, allouant à peine 22 points en 2 rencontres et 300 verges par match

 

  1. Même si la défense des Dinos a été ordinaire depuis 2 semaines, la force de l’équipe – un peu comme le Rouge et Or – se trouve sur le front défensif. Les Dinos ont réalisé 25 sacs en saison régulière, trois de plus que les champions de la Coupe Dunsmore. Ils ont cinq joueurs de ligne qui en sont à leur quatrième année ensemble, dont quatre de cinquième saisons. La défense utilise un schéma 3-4.

 

  1. Les Dinos n’ont jamais battu le Rouge et Or. L’Université Laval a une fiche immaculée de 7-0 face à Calgary (5 victoires en éliminatoires et 2 en matchs hors-concours).

 

  1. La ville de Calgary a presque complètement délaissé le soutien de son équipe de football universitaire même si celle-ci est constamment dominante. À la fin des années 70, et au début des années 80, l’attention médiatique entourant l’équipe était soutenue. La ville comptait environ 500 000 citoyens. Depuis le boom économique, la ville a passé à 1,2 millions d’habitants (quatrième plus grosse ville au pays), mais l’intérêt pour le sport amateur a complètement disparu. Aux dires de l’entraîneur-chef, seuls les Stampeders et les Flames sont considérés médiatiquement. En moyenne, la foule au Stade McMahon est d’à peine 2600 partisans (10e au pays – 11 000 personnes de moins qu’à Québec). Le stade des «Stamps» contient 46 000 places.