SPO-HKO-HKN-ARIZONA-COYOTES-V-NEW-JERSEY-DEVILS

Crédit : AFP

LNH

C’est le monde à l’envers dans le classement de la LNH

C’est le monde à l’envers dans le classement de la LNH

Michel Godbout

Publié 13 novembre 2017
Mis à jour 13 novembre 2017

Le New Jersey en séries? Vancouver aussi? Les Oilers en 14ième position dans l’ouest? Minnesota en 13ième?

C’est le monde à l’envers dans le classement actuel de la LNH.

L’équivalent de mettre le sapin de Noël au plafond (quoi que mon beau-frère l’a déjà fait et j’avais trouvé ça «cute»).

Bref, la tendance est identique dans l’Est et dans l’Ouest.

Il y a des équipes en reconstruction qui occupent une position enviable alors que certains clubs établis sentent le sous-sol de tante Rita!

Mais est-ce que cette tendance va se maintenir ou est-ce simplement un soubresaut d’un premier quart de calendrier?

Analysons certains cas:

 

LES SURPRISES

DEVILS

Premiers de la section Métropolitaine.

Pardon? Oui, vous avez bien lu: PREMIERS!!!

Qui l’eût cru!

Sans aucun doute «l’équipe qui surprend le plus en ce début de saison» : c’est la phrase la plus utilisée pour définir ce début de campagne au New Jersey.

Lorsqu’on regarde la formation, on y voit plusieurs noms méconnus.

Qu’ont en commun Jesper Bratt, Blake Coleman, Brian Gibbons, Nico Hischier, Miles Wood et Stefan Noesen? Ils n’ont pas d’expérience dans la grande ligue, ou alors très peu (83 matchs dans le meilleur des cas). Mais tout ces joueurs apportent de l’eau au moulin et font des Devils une équipe-surprise. Sous-estimée, peut-être, mais surprenante tout de même. Il se pourrait que leur enthousiasme s’essouffle et que les autres équipes s’ajustent, mais il y a assez de vétérans dans le groupe pour empêcher que ça dérape. Cela dit, avec la qualité des équipes que l’on retrouve dans la Métropolitaine, les Devils devront frôler la perfection pour maintenir leur position.

 

CANUCKS

Vancouver en a surpris plus d’un depuis le début de la campagne. Avec Travis Green comme nouvel entraîneur et pratiquement aucun changement au personnel au cours de l’été, on croyait les Canucks destinés à croupir dans les bas fonds du classement afin de mieux repêcher et reconstruire. Mais voilà, Green s’est libéré des menottes Sedin et a réussi à placer les célèbres mais vieillissants jumeaux sur le second trio afin de faire place aux jeunes loups sur le premier.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que Brock Boeser, Bo Horvat et Sven Baertschi livrent la marchandise : ils sont les trois premiers pointeurs de l’équipe. Le robuste Derek Dorsett est leur meilleur buteur, lui qui n’a joué que 14 matchs l’an dernier en raison d’une blessure. Oui, le monde à l’envers!!

Je serai tenté de qualifier Winnipeg d’équipe-surprise aussi, mais pour être honnête je m’y attendais. Il y a beaucoup de talent au sein de ce club. Les Jets sont gros et rapides. Le point d’interrogation était devant le filet, mais pour l’instant, Connor Hellebuyck tient le fort, alors tout baigne.

Vegas est évidemment la plus grande surprise. Mais c’est surtout en raison de nos idées préconçues à propos équipes d’expansion. La réalité, c’est que cette fois, la LNH a permis à cette formation de profiter de conditions idéales. Les Golden Knights sont bien construits et encore mieux dirigés grâce à Gerard Gallant.

 

LES DÉCEPTIONS

EDMONTON

Les départs de Taylor Hall et Jordan Eberle, ainsi que la blessure subie par le défenseur Andrej Sekera ont eu un impact majeur. Dans le cas de ce dernier, c’est sa capacité à relancer l’attaque et sa présence en avantage numérique qui manquent cruellement aux Oilers. Eberle est parti, lui, avec ses 20 buts et 51 points et personne ne l’a remplacé. Hall n’est plus là depuis l’an dernier, mais sa production à Edmonton de 26 buts et 65 points en 2015-16 n’a pas été comblée non plus.

Tout ça pour dire que beaucoup repose sur Connor McDavid, Leon Draisaitl et Ryan Nugent-Hopkins. Ces derniers ne marquent pas en avantage numérique, donc il y a problème au pays du pétrole! Cela dit, j’imagine mal Edmonton croupir au fond du classement. Ils finiront sans doute par se replacer.

Je pourrais m’attarder à d’autres cas tels Dallas, la Caroline et même Montréal, pour qui nous étions en droit de nous attendre à plus. Mais pour l’instant, on tente de rattraper des mauvais départs. La Floride serait aussi un cas d’analyse, mais disons qu’ils doivent rebâtir ce qu’ils avaient construit en 2015-16 et que Tom Rowe et ses «administrateurs-analystes» avaient démoli en 2016-17.

Évidemment, il est tôt dans la saison. Il serait étonnant que rien ne change, surtout pour les équipes qui regorgent de talent (oui Minnesota, je parle notamment de vous). Alors rendez-vous dans 20 matchs, à la mi-saison, pour faire l’état de la situation!