Canadiens de Montréal

Carey Price de retour sur la glace

Jonathan Bernier / Le Journal de Montréal

Publié | Mis à jour

Carey Price a revêtu son équipement de gardien pour la première fois depuis qu’il a subi sa mystérieuse blessure au bas du corps entre la conclusion du match au Minnesota et l’entraînement du lendemain, à Winnipeg.

Pendant une trentaine de minutes, le gardien de 30 ans, accompagné d’un thérapeute de l’équipe, a effectué des exercices de patinage, de pivot et de déplacement. Le tout, sous la supervision de Stéphane Waite.

Malgré cette présence sur la patinoire du Complexe sportif de Brossard, il est encore trop tôt pour prédire à quel moment Price sera prêt à effectuer un retour au jeu.

«Ce n’est que la première étape. Son état est encore évalué quotidiennement. C’était la première fois qu’il sautait sur la patinoire et il était seul», a indiqué Claude Julien.

En fait, Price était accompagné de David Schlemko. Blessé dès la première séance d’entraînement du camp, le défenseur sautait sur la glace pour la première fois depuis des lunes. Pourtant, on parle d’un joueur qui a subi une opération à la main droite le 18 octobre. Pas à un pied ni à un genou. À une main.

Peu importe.

L’équipe de son enfance

Avec Price encore sur la touche, l’entraîneur du Canadien fera de nouveau confiance à Charlie Lindgren pour défendre la cage de son équipe.

«On y va avec celui qui est hot», a lancé Julien.

Effectivement, l’homme masqué de 23 ans est en feu depuis son rappel de Laval. Après deux matchs, il affiche une moyenne de but alloué de 1,00 et un taux d’efficacité de ,971.

Pour ce troisième départ consécutif, le gardien originaire du Minnesota aura l’occasion d’affronter le Wild, l’équipe de son enfance.

«Lorsque j’étais jeune, nous avions des billets de saison pour les matchs du Wild. Marian Gaborik, Manny Fernandez, Dwayne Roloson, je les regardais à la télévision. Manny Fernandez était l’un de mes gardiens préférés», a déclaré le natif de Lakehead, situé à une quarantaine de kilomètres de St. Paul.

Le coup de foudre

Un autre gain permettrait à Lindgren de devenir le troisième gardien recrue de l’histoire du Canadien à remporter ses six premiers matchs. Ken Dryden (6-0-0, en 1970) et Wayne Thomas (7-0-0, en 1972) sont les seuls autres à y être parvenus.

Lindgren a rapidement été adopté par les partisans du Canadien. À son premier match au Centre Bell, on a pu entendre son prénom être scandé aux quatre coins de l’amphithéâtre. Jamais le principal intéressé n’a paru intimidé ni n’a semblé ressentir une pression supplémentaire.

«Je pense que les gens qui aiment les défis et qui veulent être dans une situation où ils veulent une certaine pression, mais également une certaine appréciation, choisissent de venir à Montréal», a déclaré l’entraîneur du Canadien. Il (Charlie) est un joueur passionné, il aime être ici, il a adoré son premier match à Montréal.»

Lindgren est un jeune homme fort sympathique à qui on ne peut souhaiter que du bonheur. Mais les coups de foudre sont parfois éphémères. Surtout à Montréal.

Drouin et Shaw incertains

Il n’y a pas que Price qui pourrait rater ce rendez-vous avec le Wild. Blessé à la main gauche au cours de la deuxième période face aux Golden Knights, Jonathan Drouin brillait par son absence à l’entraînement. Tout comme Andrew Shaw.

Dans un cas comme dans l’autre, Julien a estimé à 50 % les chances de voir ces attaquants en uniforme ce soir.

Il serait dommage que Shaw rate ce rendez-vous, lui qui traverse probablement la meilleure séquence depuis son acquisition par Marc Bergevin. Le fougueux attaquant a récolté six points à ses six derniers matchs.

L’absence de Drouin pourrait également être lourde de conséquences. Le joueur du mois d’octobre chez le Canadien semble avoir rallumé la flamme d’Alex Galchenyuk. Leur complicité est palpable.