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LAH

Le Rocket a choisi son capitaine

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Le Rocket de Laval a trouvé le premier capitaine de son histoire. L’organisation nommera Byron Froese ce matin, à quelques heures du match face au Crunch de Syracuse, a appris «Le Journal de Montréal».

Son nom circulait allègrement parmi ses coéquipiers avec celui de Chris Terry et Matt Taormina, hier, après l’entraînement à la Place Bell. Ces derniers seront ses adjoints dans un trio anglophone comptant 1110 matchs d’expérience en saison régulière dans la Ligue américaine de hockey (LAH).

À sa première année dans l’organisation du Canadien, Froese a retenu l’attention de ses coéquipiers depuis le début du calendrier, il y a un mois. L’attaquant manitobain âgé de 26 ans se démarque par son intensité et son éthique de travail.

«Depuis que je suis arrivé ici, il y a un joueur qui m’impressionne chaque jour. C’est Byron. Il est régulier comme une horloge, que ce soit sur la glace ou dans le gymnase. Il est toujours au poste, a raconté le grand défenseur Éric Gélinas à sa sortie de la glace, avant l’annonce aux joueurs.

«Sans être le joueur le plus verbal, il montre l’exemple par son comportement, a-t-il ajouté. C’est ce que doit faire un capitaine, surtout dans cette ligue. Les jeunes doivent avoir un modèle.»

Yannick Veilleux a vanté ses qualités de rassembleur.

Choix de quatrième tour des Blackhawks de Chicago en 2009, Froese compte 212 matchs dans la LAH. Il a fait ses classes chez les Marlies de Toronto avant de passer au Lightning de Tampa Bay en février. Il a ensuite vécu l’aventure du Crunch jusqu’à la finale de la Coupe Calder. Le 1er juillet, il a signé une entente de deux ans, à deux volets, avec le CH.

Capitaine anglophone

À ses débuts à Laval, le Rocket comptera sur un capitaine unilingue anglophone pour séduire les partisans. L’organisation n’a pas eu son mot à dire sur le choix des joueurs.

«Je sais que la langue est un facteur très important ici. Mais ce ne l’est pas pour nous, a soutenu l’attaquant Daniel Carr. Il faut que le capitaine impose le respect et dicte la ligne de l’équipe. Il doit montrer l’exemple.»

Ne voulant pas dévoiler le résultat du vote, l’entraîneur-chef Sylvain Lefebvre a dit respecter pleinement la décision de son équipe. «À vrai dire, je n’avais même pas pensé à la langue. Les joueurs décident des meneurs.»

Lefebvre avait lancé les auditions le 6 octobre. Il désirait voir qui prendrait la pôle en guidant l’équipe.

«Certains voulaient se lever, mais hésitaient. Chez d’autres, c’était plus naturel. Les gars le perçoivent. C’est important d’avoir un vestiaire uni. Certains n’ont pas besoin de lettre sur leur chandail pour être des leaders.»