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Crédit : AFP

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GSP a évolué

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Il y a toujours une forme de nostalgie qui s’installe quand un athlète effectue un retour à la compétition. Le phénomène est amplifié dans le cas de Georges St-Pierre, qui affrontera Michael Bisping samedi au Madison Square Garden de New York.

La fierté de Saint-Isidore, sur la Rive-Sud, a d’abord quitté l’octogone beaucoup trop tôt selon certains. À 32 ans, GSP avait encore quelques bonnes années devant lui.

C’est donc d’abord la pause qu'il s'accordait, jugée prématurée qui a étonné, il y a quatre ans. Celle-ci est d’autant plus surprenante que le combattant était revenu au sommet de sa forme après une importante intervention chirurgicale au genou en 2011 qui l’a tenu loin de l’arène jusqu’en novembre 2012.

Retour

Malgré cette blessure, sérieuse, GSP est revenu en force en défaisant Carlos Condit au Centre Bell, le 17 novembre 2012.

On pensait alors que le train était remis sur les rails et que GSP allait continuer d’exercer sa domination pendant encore quelques années.

Son retour n’a toutefois duré que trois combats. Après son affrontement face à Condit, Saint-Pierre a battu Nick Diaz et Johny Hendricks et a ensuite annoncé qu'il prennait une pause en novembre 2013.

Pour le principal intéressé, tout était une question de savoir partir au bon moment dans un sport où il n’avait plus rien à prouver.

D’ailleurs, ses impressionnantes statistiques parlent d’elles-mêmes.

Moins percutant

Pendant les premières années de sa carrière, St-Pierre était reconnu comme un combattant à la fois explosif et solide techniquement. Il n’était pas rare qu’il achève son adversaire en deux rounds ou moins.

Les choses ont changé dans la deuxième moitié de sa carrière alors qu’il est devenu un combattant purement technique qui défaisait ses opposants en les amenant au sol pour les avoir à l’usure grâce à sa grande qualité technique.

Ainsi, son dernier K.O. remonte à janvier 2009 et ses sept combats suivants, ses derniers avant qu’il ne prenne sa pause, sont allés à la limite de cinq rounds et à la décision.

En 2017, il était clair que celui qu’on surnomme « Rush » allait remonter dans l’octogone. Mais il se trouve face à un sérieux test en Bisping, un dur de dur qui ne semble pas avoir beaucoup de respect pour ce que GSP a accompli dans le passé.

Histoire de se faire une tête sur ce que représente GSP, on peut regarder son palmarès et réaliser qu’il a dominé son sport pendant plus d’une dizaine d’années, et ça, ça commande le respect.